POLITIQUE

Inspecteur général de Montréal: Me Denis Gallant est l'homme de la situation, selon Jacques Duchesneau

13/02/2014 09:49 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT
PC/Graham Hughes

Le député de Saint-Jérôme et porte-parole de la CAQ en matière de sécurité publique, Jacques Duchesneau, accueille avec satisfaction la nomination d'un inspecteur général à Montréal et salue sans réserve le choix de Me Denis Gallant dans ce rôle.

Rappelons que mercredi, le maire de Montréal Denis Coderre a annoncé qu'il allait recommander au conseil municipal de nommer, à ce poste, le procureur de la commission Charbonneau, Me Denis Gallant

La Coalition avenir Québec (CAQ) ne fera pas obstruction à l'adoption du projet de loi 73 concernant l'inspecteur général de la Ville de Montréal, affirme Jacques Duchesneau, qui considère que cette adoption doit se faire avant la tenue d'un scrutin au Québec. « S'il faut travailler jour et nuit, nous le ferons. Il ne faut pas y donner une saveur électorale. C'est un outil que la Ville de Montréal a demandé et dont elle a besoin. »

Quant au choix de Me Gallant, « c'est plus qu'un excellent choix, affirme Jacques Duchesneau. Peu ont son expertise en matière de corruption ».

Me Gallant dit avoir accepté d'assumer les responsabilités d'inspecteur général de Montréal, après avoir pris connaissance du projet de loi déposé par le gouvernement Marois à l'Assemblée nationale. « Ce projet de loi répond à mes attentes. C'est pour ça que j'ai accepté. (...) Si cette loi-là n'avait pas de dents, si la loi avait été édulcorée, j'aurais dit non. Je vais être satisfait des pouvoirs qui vont m'être dévolus », a-t-il dit.

Le projet de loi de Québec prévoit notamment un mandat non renouvelable de cinq ans pour l'inspecteur général. C'est trop court, de l'avis de Jacques Duchesneau, qui cite en exemple les mandats des vérificateurs généraux de la province et du pays, qui sont de dix ans, respectivement. 

La principale fonction de cet inspecteur à Montréal sera de surveiller l'octroi des contrats. Il pourra les suspendre ou les annuler s'il le juge nécessaire. Il pourra demander des renseignements, utiliser tout ordinateur et avoir accès à son contenu. Le refus de collaborer sera passible d'amendes. Il exercera son mandat auprès des élus, des fonctionnaires, auprès du maire et de son personnel politique.

Répondant à l'hypothèse, soulevée par des journalistes, qu'il aurait lui-même voulu le poste d'inspecteur général, M. Duschesneau a lancé en boutade que Me Gallant jouait dans la ligue nationale « et moi, je joue dans le junior 2A ». Selon lui, Denis Gallant est vraiment l'homme de la situation.

Mais, il ne doit pas être seul en selle pour arriver à ses fins. « Ça prend des juri-comptables, des experts en droit, en contrat, des gens capables d'aller chercher de l'information au sein même de l'appareil municipal », de prévenir le député de Saint-Jérôme. 

Par ailleurs, Jacques Duchesneau trouve normal que les décisions de l'inspecteur général de Montréal puissent être renversées par le conseil municipal, lors de situations d'urgence, par exemple, qui nécessiteraient l'octroi d'un contrat sans délai. En revanche, le porte-parole de la CAQ en matière de sécurité publique n'approuve pas le fait que des sociétés paramunicipales, telles que le Parc Jean-Drapeau, soient dotées de ce même pouvoir de renverser les décisions de l'inspecteur. LA CAQ entend proposer des « bonification » au projet de loi 73, à cet effet, a conclu M. Duchesneau.

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