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Chypre: optimisme mesuré du dirigeant chypriote-grec après un accord de négociation

13/02/2014 03:20 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Le dirigeant chypriote-grec Nicos Anastasiades a indiqué qu'il était prudemment optimiste quand aux chances que le processus de négociations relancé sous l'égide de l'ONU puisse aboutir à une réunification de l'île divisée depuis quatre décennies.

"Nous avons besoin d'un optimisme mesuré (...) Je ne veux pas sembler pessimiste mais il y a beaucoup de travail à faire", a déclaré M. Anastasiades lors d'une conférence de presse télévisée tard mercredi.

Il s'adressait à la nation pour expliquer les détails de la Déclaration conjointe, un accord de reprise des négociations ratifié mardi, et lever les craintes quand au risque de division de Chypre en deux Etats distincts au lieu d'une fédération unifiée.

Il a assuré que cette Déclaration préservait l'unicité de la République de Chypre et ses trois principes -- une seule souveraineté, une seule citoyenneté, et une seule entité sur le plan international. Et que Chypre se transformerait en un nouveau système dans un cadre fédéral.

M. Anastasiades s'est adressé aux Chypriotes-turcs pour "réaffirmer son honnête intention et désir de parvenir le plus tôt possible à une solution au problème chypriote", ajoutant que des mesures de confiance seraient bientôt introduites.

Suspendues depuis l'été 2012, la reprise des négociations a été différée par la crise de la dette, qui a obligé le gouvernement chypriote-grec à avoir recours à un plan de secours international assorti de conditions drastiques ayant plongé le pays dans une profonde récession.

M. Anastasiades a expliqué avoir attendu que la situation se stabilise avant de s'attaquer au problème de la division de l'île car "un pays financièrement affaibli est vulnérable à la pression et au chantage".

Il a également dit avoir cherché à "améliorer et approfondir" les liens avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël. Une intervention active de Washington a aidé à la relance des négociations de paix, favorisées par la perspective d'une exploitation des réserves gazières.

Les négociateurs des deux côtés devraient se réunir vendredi.

M. Anastasiades et le dirigeant de la République turque de Chypre Nord (RTCN, autoproclamée) Dervis Eroglu se sont rencontrés mardi et affirmé leur volonté de parvenir à un règlement "aussi vite que possible".

Les troupes turques occupent depuis 1974 le tiers Nord de Chypre, et seule la République de Chypre, qui contrôle la partie Sud, est reconnue internationalement alors que la RTCN est uniquement reconnue par Ankara.

Le pays est entré divisé dans l'Union européenne en 2004, après l'échec d'un plan de réunification proposé par l'ONU largement approuvé par les Chypriotes-turcs mais rejeté par les Chypriotes-grecs.

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