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Un jury recommande une meilleure formation des policiers en santé mentale

12/02/2014 02:10 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

TORONTO - Le jury à l'enquête du coroner sur les décès de trois Torontois souffrant de problèmes de santé mentale atteints par balles par la police recommande que les agents soient davantage formés afin de pouvoir désamorcer les crises avant de tirer.

Il s'agit là d'une des dizaines de recommandations émises par le jury de cinq membres, mercredi, et plusieurs d'entre elles misent sur la formation des policiers afin d'intervenir auprès des gens souffrant de troubles mentaux et portant des armes blanches.

Selon ce qui a été dit à l'enquête du coroner, un policier confronté à une personne qui s'avance avec une arme tranchante réagit en fonction du comportement de l'individu, et non en fonction de son état psychologique.

Le jury recommande de former les policiers pour qu'ils prennent en considération toute information pertinente sur l'état mental de la personne, pas seulement son comportement, et d'ouvrir le feu seulement en dernier recours.

Les jurés suggèrent aussi que la police envisage une plus grande utilisation des caméras dans les véhicules et portées au corps pour les policiers en première ligne, de gilets pare-balles qui offrent aux agents une meilleure protection contre les armes tranchantes, et de boucliers pour désarmer et maîtriser les personnes avec des armes tranchantes.

L'enquête s'est penchée sur les décès de Reyal Jardine-Douglas, Sylvia Klibingaitis et Michael Eligon, tous abattus par la police après s'être avancés avec des couteaux ou des ciseaux.

Des avocats pour la police ont mis en garde les jurés de ne pas s'immiscer dans la formation et la pratique quotidienne des policiers.

Mais les familles des victimes ont incité le jury à recommander que la police prenne en considération la santé mentale d'une personne, et tente par tous les moyens de désamorcer une situation de crise grâce à des techniques verbales.

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