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Tirs lors d'une manifestation anti-Maduro au Venezuela: deux blessés

12/02/2014 03:28 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Au moins deux personnes ont été blessées mercredi par les tirs d'hommes non identifiés en marge d'une manifestation d'étudiants et de partisans de l'opposition à Caracas, a constaté un photographe de l'AFP.

Les manifestants, qui venaient de terminer leur marche dans le centre-ville, ont été pris pour cible par des hommes circulant à moto qui ont ensuite pris la fuite.

La manifestation avait réuni mercredi plusieurs milliers de personnes, dont le leader de l'opposition Henrique Capriles, venues condamner la politique économique du président Nicolas Maduro et exiger la libération immédiate d'étudiants incarcérés ces derniers jours lors de mouvements de protestation en province.

Lors d'une précédente marche organisée mardi dans la ville de Mérida (ouest), cinq étudiants avaient déjà été blessés par balles par des individus circulant à moto, selon plusieurs médias locaux et les syndicats étudiants.

Inflation, pénuries, insécurité: la pays pétrolier traverse actuellement une zone de turbulences que peine à contenir le successeur de Hugo Chavez (1999-2013). En début de semaine, des manifestations étudiantes ont été organisées dans plusieurs villes pour protester contre l'insécurité et les pénuries de biens de première nécessité.

"Nous n'allons pas nous agenouiller (...) On va voir qui est le plus fort", clamait pendant la marche de mercredi David Smolansky, maire du quartier d'El Hatillos, dans la capitale. "Ils retiennent nos étudiants en prison, nous réclamons leur liberté!", exhortait-il encore avant les incidents.

Parallèlement à cette marche, le gouvernement avait aussi convoqué ses partisans en divers points de la capitale pour célébrer le "Jour de la jeunesse".

Ces rassemblements se sont mués en manifestations d'appui au gouvernement dans son combat contre une supposée "guerre économique" menée selon M. Maduro par le secteur privé et l'opposition soutenue par l'étranger.

Ces derniers sont rendus responsable par le gouvernement de la forte inflation (56,3% en 2013) et les pénuries récurrentes frappant les produits alimentaires ou de consommation courante.

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