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Thaïlande: la justice rejette la requête de l'opposition d'invalider les élections

12/02/2014 03:07 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

La Cour constitutionnelle thaïlandaise a rejeté mercredi la demande de l'opposition d'invalider les législatives controversées du 2 février, perturbées par les manifestants qui réclament depuis plus de trois mois la chute du gouvernement.

La Cour a indiqué dans un communiqué qu'il n'y avait "pas des bases suffisantes" pour examiner cette demande déposée par l'avocat du Parti démocrate, principale formation de l'opposition, qui a boycotté ce scrutin.

La Première ministre Yingluck Shinawatra fait face depuis l'automne à un mouvement de rue réclamant sa tête et la fin de l'influence de son frère Thaksin Shinawatra, renversé par un coup d'Etat en 2006 et accusé de tirer les ficelles du pouvoir depuis son exil.

Pour tenter de sortir d'une crise politique qui a déjà fait au moins dix morts, Yingluck a organisé des élections anticipées le 2 février.

Mais les manifestants, qui veulent remplacer le gouvernement par un "conseil du peuple" non élu, ont empêché le déroulement du scrutin dans 10% des bureaux de vote, comme ils avaient fortement perturbé le vote par anticipation une semaine plus tôt.

Dans ces conditions, aucun résultat n'a été annoncé, prolongeant le mandat d'un gouvernement aux pouvoirs limités, vulnérable à une intervention de la justice qui pourrait selon les analystes conduire à un nouveau "coup d'Etat judiciaire".

L'avocat des Démocrates, Virat Kalayasiri avait justifié sa demande d'annulation du scrutin par le fait que le vote n'avait pu se dérouler sur une seule journée.

Le scrutin n'ayant en effet pu avoir lieu dans plusieurs circonscriptions, la commission électorale a annoncé mardi la tenue de deux nouvelles journées de scrutin: l'une le 20 avril pour terminer le vote par anticipation et l'autre le 27 avril dans les circonscriptions où le vote a été empêché le 2 février.

Aucune solution n'a en revanche été annoncée pour les 28 circonscriptions où le vote n'a pas eu lieu faute de candidat, les manifestants ayant empêché l'enregistrement des candidatures.

Sans ces 28 députés, le parlement ne pourra pas se réunir, en l'absence du quorum de 95% des 500 sièges.

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