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Syrie: évacuation mercredi de 217 civils de Homs (gouverneur)

12/02/2014 10:36 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Le gouverneur de Homs, Talal Barazi, a annoncé à l'AFP que 217 civils avaient été évacués mercredi de la zone contrôlée par les rebelles dans cette ville du centre de la Syrie.

"Aujourd'hui, 217 civils ont été évacués de la Vieille ville de Homs. L'opération s'est déroulée sans incident", a-t-il dit, précisant que la prolongation de la trêve ayant permis ces évacuations "sera discutée (ce soir) lors d'une réunion".

Au total, depuis vendredi, 1.417 personnes ont été évacuées. Parmi elles, figurent 336 hommes de 15 à 55 ans qui ont été arrêtés par les autorités pour interrogatoire, selon le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (UNHCR).

Le gouverneur a affirmé que 111 d'entre eux avaient été libérés à ce jour. Mardi, selon le HCR, 42 d'entre eux avaient été relâchés, mais un militant local anti-régime se présentant sous le nom d'Abou Bilal, a déclaré craindre qu'ils soient arrêtés de nouveau.

Après une suspension mardi de l'opération pour des problèmes "logistiques", l'acheminement d'aide humanitaire et l'évacuation de civils ont repris mercredi à Homs, assiégée depuis plus d'un an et demi où des centaines de personnes restent bloquées manquant cruellement de nourriture.

Selon un militant se présentant sous le nom de Yazan, parmi ceux qui ont été évacués mercredi figurent 30 chrétiens. Au total 66 chrétiens se trouvaient dans le réduit rebelle, dont un jésuite néerlandais, Frans van der Lugt.

Le chef des opérations du Croissant rouge syrien, Khaled Erksoussi, avait fait état de difficultés pour trouver une issue sécurisée afin d'évacuer un groupe de 28 familles, en majorité des chrétiens, dans le quartier de Boustane al-Diwan.

Selon les militants, les gens qui veulent quitter la Vieille ville, fief rebelle assiégé par le régime, doivent emprunter des tunnels construits par les rebelles afin d'éviter les tireurs embusqués.

D'après Yazan, la majorité des chrétiens se trouvant en zone rebelle sont des gens âgés, qui éprouvent des difficultés à emprunter ces tunnels. Des négociations sont en cours pour trouver une voie de sortie plus accessible.

L'opération avait débuté vendredi en vertu d'un accord entre régime et rebelles négocié par l'ONU, peu avant la reprise lundi à Genève des pourparlers entre des représentants du régime et de l'opposition syrienne.

Ces opérations humanitaires ont été rendues possibles grâce à un cessez-le-feu entré en vigueur vendredi et étendu jusqu'à mercredi. Il a cependant été violé à plusieurs reprises.

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