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Syrie: le Croissant rouge prêt à reprendre l'évacuation des civils de Homs

12/02/2014 04:15 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Le Croissant rouge syrien espérait reprendre mercredi l'évacuation de civils de Homs (centre), dont la Vieille ville est assiégée depuis plus d'un an et demi, après une suspension la veille des opérations menées, selon un responsable de l'organisation, dans un climat très "émotionnel".

Le chef des opérations du Croissant rouge Khaled Erksoussi a indiqué à l'AFP que ses équipes attendaient la conclusion d'une réunion quotidienne entre les représentants de l'ONU et le gouverneur de Homs, Talal Barazi pour se remettre au travail mercredi.

"On s'attend à ce que nous puissions faire entrer de la nourriture à l'intérieur et espérons faire sortir plus de monde, a-t-il dit.

"Il y a des enfants là-bas et c'est vraiment déchirant, c'est la première fois qu'ils voient une banane", a indiqué M. Erksoussi, parlant des personnes évacuées.

"Nos équipes de soutien psychologique sont là-bas pour tenter de gérer les situations au cas par cas, mais à un moment ces équipes auront elles aussi besoin d'aide psychologique parce que la situation est très émotionnelle", a-t-il ajouté.

Depuis vendredi, en vertu d'un accord entre régime et rebelles négocié par l'ONU, quelque 1.200 personnes, en grande majorité des enfants, des femmes et des hommes âgés, ont pu être évacuées des quartiers de la Vieille ville tenue par les rebelles, selon le Croissant-Rouge.

Par ailleurs, 310 paquets de nourriture ont pu être donnés pour les familles restant dans la ville ainsi que 1,5 tonne de farine de blé, "de quoi nourrir 1.550 personnes pendant un mois", selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

La plupart des habitants évacués étaient dans un état de grande faiblesse, à cause surtout d'un manque de nourriture et de médicaments en raison du siège imposé par l'armée syrienne depuis juin 2012.

Ces opérations humanitaires ont été rendues possibles grâce à un cessez-le-feu entré en vigueur vendredi et étendu jusqu'à mercredi.

Il a cependant été violé à plusieurs reprises, avec des bombardements ayant fait 14 morts et des équipes d'aide humanitaires ayant fait l'objet de tirs.

Les opérations ont été suspendues mardi, les pourparlers entre les représentants de l'ONU et le gouverneur n'ayant pas pu déboucher sur un accord en raison de problèmes "logistiques", selon M. Barazi.

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