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Syrie : reprise laborieuse des négociations à Genève

12/02/2014 08:05 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Alors que les livraisons d'aide humanitaire se poursuivent dans la ville assiégée de Homs, en Syrie, à Genève, en Suisse, les pourparlers de paix ont repris dans un climat difficile mercredi entre le gouvernement syrien et les représentants des de l'opposition.

Après deux jours de négociations tendues, le négociateur de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, s'est réuni de nouveau mercredi matin avec les belligérants pour tenter, une nouvelle fois, d'instaurer un dialogue constructif entre Damas et les rebelles.

Peu avant, M. Brahimi s'est entretenu avec le vice-ministre des Affaires étrangères de la Russie, Guennadi Gatilov, qui parraine ces négociations avec les États-Unis.

Lakhdar Brahimi a aussi devancé à jeudi un entretien avec la vice-secrétaire d'État américaine Wendy Sherman pour tenter de rapprocher les parties

Les négociations dites de Genève 2 entre Damas et les représentants de l'opposition ont repris péniblement lundi dans la métropole suisse après une pause de quelques jours.

Mardi, Lakhdar Brahimi a fait état d'un désaccord absolu entre les rebelles et le gouvernement syrien. Les parties seraient même incapables de s'entendre sur l'agenda des discussions.

Le médiateur de l'ONU par conséquent réclame davantage d'implication internationale dans les pourparlers pour tenter de dénouer l'impasse.

Guennadi Gatilov a de son côté annoncé mercredi que Moscou s'apprêtait à déposer une résolution pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité de l'ONU, à New York.

La Russie, allié historique du régime de Bachar Al-Assad, soutient, par ce geste, la position de Damas qui associe l'opposition armée à des groupes terroristes contre lesquels il faut lutter.

L'opposition, exige quant à elle l'instauration d'un gouvernement transitoire en Syrie, dont serait exclu le président Al-Assad. Une exigence à laquelle s'oppose catégoriquement Damas.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a par ailleurs entamé mardi l'étude d'une résolution occidentale qui permettrait l'acheminement d'aide humanitaire dans certaines régions assiégées de Syrie, un texte que Moscou conteste.

Les évacuations reprennent à Homs 

Pendant ce temps, les opérations d'acheminement d'aide humanitaire et d'évacuation des civils de la ville de Homs se poursuivent. Cette ville tenue en partie par les forces de l'opposition est assiégée depuis plus d'un an et demi par l'armée gouvernementale syrienne.

Mercredi, le gouverneur de la province confirmait la livraison de nourriture et l'évacuation prochaine d'un groupe de 20 civils chrétiens coincés dans la ville par les combats depuis des mois.

Les opérations de secours ont été suspendues mardi en raison, officiellement, de problèmes logistiques entre les représentants de l'ONU et le gouverneur de la province.

Selon le Croissant-Rouge, environ 1200 personnes, principalement des femmes, des enfants et des hommes âgés de plus de 55 ans ont pu quitter les quartiers de la vieille ville de Homs de façon sécuritaire grâce au fragile cessez-le-feu qui a été prolongé jusqu'à mercredi.

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