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Le nouveau dirigeant de Rogers se dit insatisfait des résultats de l'entreprise

12/02/2014 07:45 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le nouveau chef de la direction de Rogers Communications (TSX:RCI.B) affirme ne pas être satisfait des résultats financiers enregistrés au quatrième trimestre par son entreprise, dont les profits et revenus ont diminué en raison d'une baisse des frais d'itinérance et des coûts des forfaits mensuels de partage des données.

Guy Laurence, qui a succédé le mois dernier à Nadir Mohamed, a fait remarquer mercredi que la croissance de Rogers avait ralenti par rapport à celle des sociétés rivales Bell (TSX:BCE) et Telus (TSX:T).

M. Laurence a dit s'attendre à dévoiler en mai sa stratégie pour le géant torontois des télécommunications et des médias, ajoutant que l'industrie faisait face à une croissance modérée et de l'incertitude en ce qui a trait à la réglementation.

«Les résultats du quatrième trimestre et certaines des tendances ne sont pas satisfaisants à mes yeux, bien qu'il y ait des secteurs forts», a-t-il déclaré à des analystes lors de sa première conférence téléphonique en tant que chef de la direction de Rogers.

«Nos marges, notre flux net de trésorerie et notre rendement de l'actif sont solides, mais nous avons glissé au chapitre des taux de croissance par rapport à nos pairs et nous devons procéder de façon plus méthodique et disciplinée à mesure que nous allons de l'avant», a ajouté M. Laurence.

«Nous avons l'occasion de placer plus en avant les besoins de nos clients dans tout ce que nous faisons pour offrir une meilleure expérience, plus constante», a-t-il ajouté.

Rogers a annoncé mercredi avoir enregistré au quatrième trimestre un bénéfice net ajusté de 357 millions $, ou 69 cents par action, en baisse comparativement à celui de 448 millions $, ou 86 cents par action, réalisé lors de la même période il y a un an. Le plus récent résultat est inférieur à celui de 75 cents par action qu'attendaient les analystes.

Les revenus de l'entreprise ont été de 3,24 milliards $ au cours de la période de trois mois terminée le 31 décembre, alors qu'ils avaient été de 3,26 milliards $ lors du dernier trimestre de 2012. Les analystes avaient dit s'attendre à des revenus de 3,3 milliards $.

Sur l'ensemble de l'exercice 2013, Rogers a enregistré un bénéfice net ajusté de 1,76 milliard $, ou 3,42 $ par action, comparativement à un résultat de 1,78 milliard $, ou 3,41 $ par action, un an plus tôt. Ses revenus ont été de 12,7 milliards $, en baisse par rapport à ceux de 12,48 milliards $ de 2012.

Par ailleurs, Rogers a annoncé une hausse de cinq pour cent de son dividende trimestriel, qui passe à 45,75 cents par action. La société a en outre fait part de son intention de dépenser jusqu'à 500 millions $ pour racheter certaines de ses actions au cours de la prochaine année.

Il semble que les résultats de Rogers Communications n'aient pas seulement déçu M. Laurence puisque les actions de l'entreprise ont reculé de 5,3 pour cent à la Bourse de Toronto, mercredi, alors qu'elles ont clôturé à 43,28 $, en baisse de 2,41 $.

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