BIEN-ÊTRE

«Le jour où j'ai arrêté d'être grosse»: Valérie Fraser lance un livre et sera à Tout le monde en parle dimanche

12/02/2014 02:12 EST | Actualisé 12/02/2014 02:39 EST
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Celle qui se cache derrière la page Facebook intitulée « Le jour où j’ai arrêté d’être grosse », suivie par près de 21 000 personnes, s’apprête à lancer le 18 février prochain son premier livre du même nom, publié chez Parfum d'encre.

«En créant la page Facebook et à force d’y raconter mon histoire de manière quotidienne, j’ai réalisé que j’avais beaucoup de choses à dire depuis toujours à propos de ma vie pleine de rebondissements, explique Valérie Fraser. La maison d'édition m’a approché et j’ai sauté sur l’occasion!»

Valérie Fraser sera d'ailleurs l'invitée de l'émission Tout le monde en parle dimanche le 16 février.

Adolescente, la jeune femme a reçu un diagnostic d'obésité morbide. Cela n’a pas suffi pour la convaincre de changer son mode de vie à cette époque. À l’aube de ses 23 ans, elle était forcée d’admettre qu’elle pesait 322 livres. Mais le 27 avril 2012, elle décide de se prendre en main et de descendre sous la barre des 200 livres. Mission accomplie : deux ans plus tard, elle en avait perdu 130.

Dans ce bouquin de 300 pages, coécrit avec la journaliste Marianne Prairie, la femme de 25 ans livre toute son histoire dans les moindres détails, du «jour où tout a commencé», titre de l’un de ses chapitres, jusqu’à sa première rencontre avec la journaliste et le jour où elle vide son frigidaire «plein de cochonneries».

En abordant les thèmes de la famille, la malnutrition, la vie amoureuse et l’estime de soi, l’ouvrage à caractère psychologique, comme le précise son auteure, est entremêlé de photos de Valérie alors qu’elle était enfant et adolescente puis de proverbes l’ayant inspiré au cours du processus d’écriture. La journaliste Marianne Prairie dénonce quant à elle d’un point de vue féministe l’obsession du corps parfait que les médias valorisent et l’insatisfaction que peuvent avoir plusieurs adolescents à l’égard de leur image. «C'est un enjeu qui nous touche tous et nous influence dans nos choix quotidiens, explique la journaliste. C'était important pour nous d'explorer cette construction sociale du "beau" et du "normal".»

L’auteure met en garde ses lecteurs, elle ne donne aucune recette miracle pour perdre du poids. «Je ne veux surtout pas dire aux gens quel parcours ils doivent prendre, justifie-t-elle. Je veux plutôt leur faire comprendre qu’il est toujours possible de se reprendre en main, peu importe les difficultés que l’on rencontre, et de prendre soin de soi pour atteindre ses objectifs.»

Si Valérie parle de ce livre comme d’un au revoir à la Valérie qu’elle a été durant toutes ces années, pas question toutefois de penser qu’il est l’aboutissement de cette longue aventure. «Au contraire, le combat n’est pas terminé. Il me reste encore des livres à perdre ! Je continue de m’entraîner et de bien m’alimenter.» Quant à sa page Facebook devenue une sorte de journal intime, elle changera sans doute de formule, clôt-elle tout sourire.

«Sur les 21 000 personnes qui m’ont donné des tapes dans le dos quand j’en avais besoin, j’en connais à peine 300 ! » s’exclame-t-elle, excitée de rencontrer lors du prochain Salon du livre de Québec, où elle sera en kiosque, tous ces gens qui l’ont suivie dans son périple.

Le jour où j’ai arrêté d’être grosse

Valérie Fraser et Marianne Prairie

Parfum d’encre

295 pages

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