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Le chronométrage sportif est une science beaucoup plus exacte qu'avant

12/02/2014 10:59 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

KRASNAÏA POLIANA, Russie - On est bien loin de l'époque où on utilisait un chronomètre à aiguille qu'on arrêtait du pouce. C'est pourquoi l'égalité en première place entre Tina Maze et Dominique Gisin à l'occasion de la descente féminine des Jeux de Sotchi, mercredi, est un reflet fidèle de la réalité.

«Il y a un détecteur à infrarouge (à la ligne d'arrivée), ça se fait automatiquement», a indiqué un officiel d'Omega, le chronométreur officiel des Jeux olympiques, lors d'un entretien à bâtons rompus avec La Presse Canadienne.

On est donc loin d'un système artisanal.

«Le temps s'arrête dès qu'une partie du corps ou de l'équipement atteint la ligne d'arrivée, a expliqué l'officiel, dont l'identité ne peut être révélée puisque les employés d'Omega ne peuvent officiellement accorder d'entrevues. Mais pas les skis, puisqu'ils sont trop bas pour être détectés.

«Au slalom, il y a des skieuses qui lèvent parfois le ski vers l'avant, haut dans les airs, pour tenter d'arrêter le chronomètre plus vite. Mais c'est parce qu'elles vont plus lentement. Elles ne sont pas capables de faire ça en descente, elles vont trop vite.»

Maze et Gisin ont toutes deux enregistré un temps d'une minute et 41,57 secondes, tandis que la Suisse Lara Gut a décroché la médaille de bronze en vertu d'un chrono de 1:41,67.

En conférence de presse après la course, on a demandé aux médaillées s'il vaudrait la peine de chronométrer au millième de seconde près, et pas juste au centième. Gisin a répondu que non.

«Ce n'est pas nécessaire, je suis très satisfaite d'une égalité en ce qui me concerne», a déclaré la Suissesse de 28 ans, qui décrochait une première médaille en carrière à des JO ou à des championnats du monde.

Maze, qui obtenait la troisième médaille olympique de sa carrière et sa première en or, semblait moins convaincue. La Slovène de 30 ans a quand même noté qu'il s'agit d'un événement rare... même si à l'occasion de sa première victoire en Coupe du monde, elle s'était retrouvée au milieu d'une triple égalité.

C'était la première fois dans l'histoire des JO qu'il y avait égalité au premier rang en ski alpin. Il faut reculer aux Jeux olympiques de Nagano, en 1998, pour retracer la dernière fois où deux skieurs se sont partagés la même marche d'un podium. Le Suisse Didier Cuche et l'Autrichien Hans Knauss avaient alors terminé ex aequo en deuxième place lors du super-G, derrière Hermann Maier.

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