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La justice française se déclare compétente pour la succession du peintre Zao Wou-Ki

12/02/2014 01:39 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

La justice française s'est déclaré compétente pour régler la succession du peintre franco-chinois Zao Wou-Ki alors que la veuve du peintre souhaitait que la procédure ait lieu en Suisse, selon une décision consultée mercredi par l'AFP.

Dans cette affaire, Zhao Jia-Ling, le fils du maître de l'abstraction lyrique, mort à 93 ans en Suisse en avril 2013, est en conflit avec la veuve du peintre, Françoise Marquet, ancienne conservatrice au musée d'Art moderne de la ville de Paris.

Le fils accuse sa belle-mère d'avoir poussé l'artiste, déjà très diminué et atteint de la maladie d'Alzheimer, à déménager en Suisse pour mettre la main sur ses oeuvres, au prix inestimable. Il a porté plainte pour abus de faiblesse et une enquête judiciaire est ouverte à Paris.

La bataille judiciaire, qui a déjà eu lieu à propos de la tutelle du peintre, s'est déplacée sur le terrain de l'héritage, alors que le peintre avait désigné son épouse comme légataire universelle.

Selon l'ordonnance, "le tribunal de grande instance de Paris est exclusivement compétent pour connaître des opérations de partage de la succession de Zao Wou-Ki ce qui exclut la compétence de la juridiction suisse".

"Cette décision confirme notre position depuis le départ", s'est félicité l'avocat du fils du peintre décédé, Me Jean-Philippe Hugot. "Nous demandons au juge suisse de se déclarer incompétent", a-t-il déclaré à l'AFP. Le conseil de Françoise Marquet n'a pu être joint.

"On va tout droit vers une contrariété de décisions" judiciaires entre la France et la Suisse, craint pour sa part l'avocat de la fille de Zao Wou-Ki, Sin-May Roy, Me Emmanuelle Ravanas.

Dans une autre décision, rendue mercredi, le tribunal de grande instance de Paris a condamné le magazine Vanity Fair pour diffamation, pour un article intitulé "Mais qui a tué Zao Wou-Ki ?" paru fin septembre 2013. Pour le tribunal, l'article imputait à l'épouse de Zao Wou-Ki la décision de cesser les soins qui lui étaient dispensés à l'hôpital de Nyon et "d'avoir délibérément précipité sa mort".

Vanity Fair a été condamné à verser à Mme Marquet 3.000 euros de dommages et intérêts pour l'édition papier de l'article et 10.000 euros pour la version sur tablette électronique, dont le tribunal a ordonné la suppression des propos diffamatoires.

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