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La fin d'une époque au Concorde

12/02/2014 08:10 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Des dizaines d'employés se sont réunis devant l'hôtel Loews le Concorde pour commémorer la fermeture de l'hôtel ouvert depuis 40 ans et surtout, traverser ce moment difficile ensemble. Ils y ont même déposé des fleurs pour marquer la fin d'une époque.

Environ 230 personnes ont perdu leur emploi avec cette fermeture et 5 % d'entre eux ont trouvé un nouvel emploi. Beaucoup considèrent qu'une page de leur vie vient de tourner.

« On perd une famille, de bons amis », raconte Henriette Gilbert, la gorge serrée. Pour elle, comme pour d'autres, ce qui est particulièrement difficle « c'est de recommencer encore à zéro ».

Jean-Yves Carbonneau, arrivé à l'hôtel en août 1978, a appris les métiers de plongeur, de commis de suites et de serveur durant son long passage au Concorde. De savoir que cette institution n'est plus, le bouleverse. « J'ai décidé de m'investir à fond dans cette carrière-là, de voir que ça fait chou blanc, ça crève le coeur. »

Même si l'hôtel a vu ses derniers clients quitter mercredi, certains employés croient possible que l'établissement garde sa vocation hôtelière. C'est du moins ce qu'espère Micheline Gravel aujourd'hui retraitée, mais qui a passé 31 années à travailler entre les quatre murs de l'établissement. « Ça fait mal au coeur, ça rend triste. Moi je crois encore au miracle. [...] J'ai été tellement heureuse de travailler ici », a dit la dame.

Un symbole de 40 ans

Construit en 1974, l'hôtel au restaurant tournant a longtemps été le joyau de l'industrie hôtelière de la région. Il a été bâti durant une vague de construction d'hôtels dans les années 60 et 70. C'est d'ailleurs à la même époque que le Hilton et le Holiday Inn ont ouvert leurs portes. 

L'historien spécialiste dans la ville de Québec, Jean-Marie Lebel, explique que le Concorde avait pour but principal d'attirer des rencontres et regroupements importants. « À l'époque, on veut que Québec devienne une ville de congrès. La même année que la ville ouvre le Concorde, on inaugurait le centre muncipal des congrès », souligne l'historien.

Si ce symbole de l'époque de l'industrie hôtelière n'est plus, l'historien soutient qu'il ne s'agit pas du début de la fin pour d'autres institutions du genre, mais plutôt d'un cas isolé. « J'ai remarqué que depuis quelques années, au Concorde, on n'investissait plus », a-t-il ajouté.

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