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John Kerry s'est envolé pour l'Asie sur fond de tensions avec la Corée du Nord

12/02/2014 07:46 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est envolé mercredi pour une tournée éclair en Asie orientale avec au menu la crise avec la Corée du Nord, le changement climatique et les tensions en mer de Chine.

Cette nouvelle tournée jusqu'au 18 février, la cinquième en un an dans cette région que Washington présente comme le "pivot" de sa politique étrangère, commencera par Séoul et sera consacrée au dossier nord-coréen.

Le secrétaire d'Etat arrivera jeudi dans la capitale de la Corée du Sud, au lendemain d'une rencontre entre des délégations des deux Corées, les premières à un aussi haut niveau depuis 2007, qui devait porter sur la reprise du programme des réunions des familles séparées par la guerre de Corée.

Les relations sur la péninsule coréenne avec les Etats-Unis, sont à nouveau particulièrement tendues, après l'annulation par le Nord de la visite d'un émissaire américain, censé oeuvrer à la libération d'un tour-opérateur américain et l'annonce du calendrier des manoeuvres militaires menées chaque année par les Etats-Unis et le Sud et dénoncées par Pyongyang.

De son côté, Washington n'a de cesse de réclamer la libération de Kenneth Bae, un Américano-Coréen condamné à 15 ans de travaux forcés l'année dernière pour des raisons qui restent obscures. Le département d'Etat a fait part de son mécontement mardi après l'annulation par Pyongyang de l'invitation d'un négociateur américain.

"La Corée du Nord tente de lier la libération de Kenneth Bae avec les exercices militaires qui sont sans lien", a déclaré mardi la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki.

Par ailleurs, Pyongyang fait actuellement pression sur ses antagonistes sud-coréens et américains pour une reprise des négociations à six (États-Unis, deux Corées, Russie, Chine et Japon) qui visent à ce qu'elle renonce à son programme nucléaire en échange d'une aide, énergétique notamment.

Le dossier nord-coréen dominera également les entretiens de la prochaine étape de M. Kerry à Pékin, proche de Pyongyang. Il devrait aussi aborder la question du changement climatique avec l'un des pays champion des émissions de gaz à effet de serre.

M. Kerry devrait parler de sécurité maritime à Pékin puis à Jakarta, en allusion aux tensions entre la Chine, le Japon, la Corée du Sud et des pays d'Asie du Sud-Est, dues à des revendications territoriales en mer de Chine orientale et en mer de Chine méridionale.

Dans ces multiples conflits territoriaux, Washington refuse de prendre parti pour la souveraineté de l'un ou l'autre pays asiatique.

John Kerry terminera son voyage par Abou Dhabi, où la Syrie et le processus de paix israélo-palestinien sont en général au coeur des discussions.

jkb/rap/ml

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