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12/02/2014 11:46 EST | Actualisé 12/02/2014 11:46 EST

Berlinale 2014: «La marche à suivre» de Jean-François Caissy sur fond d'adolescence (PHOTOS)

Ismaël Houdassine

Berlin - Jean-François Caissy (La belle visite) est à la Berlinale pour une deuxième fois. Il y présente dans la section Forum La marche à suivre, son troisième documentaire dont l’action se situe en partie dans les murs d’une école gaspésienne. Rencontre.

On se souvient que La belle visite s’attardait sur la vieillesse. Un motel en bord de mer converti en résidence pour personnes âgées devenait alors une réflexion douce et amère sur le temps qui passe. Remarqué dans divers festivals, le documentaire de Caissy avait été sélectionné à la Berlinale en 2010. «Avec La marche à suivre, je suis parti du même principe, mais cette fois en posant ma caméra sur un autre sujet universel, celui de la jeunesse», explique le documentariste en entrevue.

Sélectionné à nouveau par la Berlinale, le Québécois de 36 ans ressent une certaine fierté. « Oui, je suis surtout très content que le comité de sélection aime mon travail. Ils m’ont dit que le documentaire était pour eux un vrai coup de cœur.»

La marche à suivre a été tournée dans le village natal du réalisateur, à Carleton-Sur-Mer en Gaspésie. «J’ai d’abord fait quelques repérages en Abitibi et sur la Côte-Nord, sans grand succès. Mais lorsque je suis rentré par hasard dans l’école que je fréquentais autrefois, j’ai tout de suite compris que c’était là qu’il fallait que je reste.»

Caméra à l’épaule, Caissy a filmé pendant un an les jeunes de l’école. «Le thème de l’adolescence est venu comme une évidence riche et foisonnante. Au début, je cherchais encore ma proposition. Un jour, j’ai assisté à une rencontre entre le directeur et un jeune en difficulté. Un moment hallucinant.»

Le documentaire se divise en plusieurs tableaux où l’on voit des jeunes, filles et garçons, défiler dans le bureau du directeur. «C’est comme des vignettes qui s’accumulent. Je n’avais pas de scénario ni de thèse à défendre, seulement un contexte pour réussir à mettre en place un univers cinématographique.»

Le cinéaste a valorisé les paradoxes montrant des jeunes pris parfois dans les carcans de l’institution scolaire face à la liberté vécus à l’extérieur des murs. «Ce ne sont pas des jeunes à problèmes. Ce qu’ils traversent, tout le monde le vit à un moment donné. J’ai essayé de montrer l’adolescence des jeunes qui évoluent en région.»

La marche à suivre – ONF – Documentaire – 76 minutes – 2014 – Canada/Québec.

«La marche à suivre» de Jean-François Caissy à la Berlinale

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