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Des détenus afghans jugés dangereux par les États-Unis seraient libérés

12/02/2014 04:49 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

KABOUL - Le gouvernement afghan prévoyait amorcer jeudi la libération, d'une ancienne prison américaine, de 65 prisonniers considérés dangereux par les États-Unis, a révélé mercredi la coalition de l'OTAN déployée dans ce pays.

Les forces américaines ont souvent évoqué des inquiétudes quant à la libération des détenus, qui auraient du sang de soldats internationaux et afghans sur leurs mains, selon elles. D'autres preuves démontreraient également qu'ils auraient placé des bombes en bordure de la route, en raison des résidus retrouvés sur leurs vêtements.

Lorsque le président Hamid Karzaï a ordonné leur libération du centre de détention de Parwan, il y a plusieurs semaines, les États-Unis ont vivement réagi, ce qui a eu pour effet d'envenimer les relations tendues entre les deux pays, à l'aube du retrait de la plupart des troupes américaines, prévu à la fin de l'année.

La coalition internationale a publié le plus récent d'une longue liste de communiqués condamnant leur libération, qui débuterait jeudi matin. Parmi les détenus libérés, certains seraient liés à des attentats qui auraient tué ou blessé 32 membres de la coalition ou de l'armée américaine, ainsi que 23 membres de la sécurité afghane ou des civils.

Les États-Unis insistent pour que ces prisonniers subissent un procès en Afghanistan, mais Kaboul soutient qu'elle n'a pas de preuves suffisantes pour les détenir, même si les Américains affirment le contraire.

M. Karzaï a aussi décrit le centre de détention de Parwan comme une «manufacture de talibans», où des Afghans sont torturés et incités à détester leur pays.

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