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Des acquéreurs intéressés à préserver la vocation hôtelière du Concorde

12/02/2014 12:41 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) réitère que la vocation hôtelière du Concorde doit être conservée et soutient que des acquéreurs potentiels se sont manifestés à cet effet.

La CSN a tenu un point de presse mercredi matin en réaction à la fermeture définitive de l'hôtel Loews Le Concorde de la Grande Allée, après 40 ans d'existence.

La CSN, qui s'oppose à un changement de vocation du bâtiment, n'entend pas baisser les bras et soutient continuer travailler afin que les lieux retrouvent leur vocation hôtelière avec le prochain acquéreur. Des discussions sont d'ailleurs en cours depuis plusieurs semaines entre de potentiels acheteurs et le siège social du Loews, fait savoir Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« On travaille d'arrache-pied pour qu'une transaction arrive entre la chaîne Loews et un acquéreur potentiel. Si Loews y trouve son compte, j'imagine qu'on va pouvoir arriver à une conclusion d'une transaction », mentionne M. Lacharité.

La CSN ainsi que la Ville de Québec agissent à titre de facilitateurs dans le dossier, précise M. Lacharité.

Ce dernier met par ailleurs un frein à l'enthousiasme du promoteur Eddy Savoie qui dit avoir bon espoir de pouvoir transformer l'hôtel en résidence pour personnes âgées. Jean Lacharité souligne que toute la communauté est rassemblée derrière la nécessité de préserver de la vocation hôtelière du Concorde.

« L'ensemble de la communauté de Québec, la Ville de Québec, le gouvernement du Québec, la CSN tiennent à conserver la vocation hôtelière, alors je souhaite qu'il [Eddy Savoie] ne fasse plus de déclarations que je pourrais qualifier d'un petit peu incendiaires autour de ses relations avec la Ville », dit M. Lacharité.

Triste journée pour les employés

De son côté, le président du syndicat des employés du Concorde, Jacques Fortin, affirme que les employés vivent présentement « un drame » avec la fermeture de l'hôtel.

Les employés ont effectué mardi leur dernière journée de travail dans une ambiance chargée d'émotion, relate Jacques Fortin.

« C'était vraiment triste, on est comme des frères et des sœurs, tout le monde se prenait dans les bras et tout le monde pleurait. De voir le monde vider leurs cases, c'est comme une famille qui éclate et ça, c'est le plus difficile », raconte-t-il.

Les employés doivent se réunir en fin de journée à l'hôtel Delta pour se remémorer les belles années de l'hôtel mythique de la Grande Allée.

Selon M. Fortin, à peine 5 % des employés du Concorde ont pour l'instant réussi à se trouver un autre emploi.

Toutes les activités de l'hôtel cessent à minuit, engendrant ainsi la mise à pied des 230 employés du Concorde.

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