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Commerce illégal des animaux: Londres appelle à "une tolérance zéro"

12/02/2014 04:25 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

"Nous devons faire preuve d'une tolérance zéro" face au fléau du commerce illégal des animaux, a déclaré mercredi à Londres le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague à la veille d'une conférence internationale sur le sujet.

"Ce serait une tragédie si pendant notre existence, ces espèces" - tigres, éléphants, rhinocéros et orang-outans - "disparaissaient toutes du fait de l'ignorance et de l'avidité humaine", a déclaré William Hague lors d'une réception au musée d'histoire naturelle de Londres sur le thème du commerce illégal des animaux sauvages.

"Nous devons faire preuve d'une tolérance zéro devant la corruption et afficher l'engagement de tous les gouvernements à n'avoir aucun liens commerciaux avec des produits issus d'espèces en danger", a-t-il appelé de ses voeux.

Le Prince William a quant à lui émis le souhait que la conférence de jeudi puisse marquer "le début de la fin de ce commerce odieux".

"Nous sommes réunis ce soir pour un objectif unique et partagé, celui d'avoir recours à notre influence collective pour mettre un terme à ces abattages illégaux et au trafic de certaines des espèces les plus emblématiques et menacées de notre planète", a-t-il dit lors de la réception.

Pour cela, seront discutées "des propositions pour la mise en place de plus de vérifications des stocks saisis et davantage de destruction de l'ivoire commercialisée illégalement", a annoncé William Hague. Il a émis le souhait que la conférence permette également "d'aider à financer le Plan d'action pour l'éléphant d'Afrique" qu'il a qualifié de "crucial".

Les présidents du Botswana, du Tchad, du Gabon et de Tanzanie seront notamment présents à cette conférence internationale qui réunira 46 pays et 11 organisations internationales.

L'accord global recherché vise à inclure "les nations africaines, refuges d'un certains nombre des espèces les plus concernées" par les trafics ainsi que "les pays comme la Chine ou le Vietnam qui sont destinataires" des produits illégaux, a précisé le ministère britannique de l'Environnement dans un communiqué.

Dans un message vidéo diffusée dimanche, le prince William et son père le prince Charles, co-organisateur de la conférence avec le gouvernement britannique, avaient déjà lancé un appel pour sauver les éléphants et les autres espèces les plus menacées.

Selon l'Union Européenne, la corne de rhinocéros est désormais plus précieuse que l'or, se négociant au prix de 40.000 euros le kilo, et les os de tigre, utilisés en médecine asiatique traditionnelle, rapportent 900 euros le kilo.

Le trafic d'ivoire est tiré par une forte demande en Chine et dans une moindre mesure en Thaïlande, malgré le moratoire sur son commerce international décidé en 1989.

Le nombre des éléphants africains tués par des braconniers, 22.000 en 2012, a doublé en dix ans.

mc/ai

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