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Centrafrique : le ministre français de la Défense de nouveau à Bangui

12/02/2014 03:01 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé mercredi matin à Bangui pour une visite consacrée à la crise sécuritaire et humanitaire en Centrafrique que le déploiement de forces internationales n'est pas parvenue à enrayer jusqu'à présent, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Lors de cette visite de quelques heures, dernière étape d'une tournée en Afrique centrale, M. Le Drian va notamment rencontrer les soldats français de l'opération Sangaris et s'entretenir avec la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza.

C'est la troisième fois que M. Le Drian se rend en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris le 5 décembre.

Mardi à Brazzaville, le ministre français a durci le ton contre les milices qui sévissent en Centrafrique, affirmant que les forces internationales étaient prêtes à mettre fin aux exactions, "si besoin par la force".

"Il faut que l'ensemble des milices qui continuent aujourd'hui à mener des exactions, à commettre des meurtres, arrêtent", a dit M. Le Drian à la presse, en demandant aux forces françaises et africaines en Centrafrique d'"appliquer les résolutions des Nations unies, si besoin par la force".

De son côté, l'ONG Amnesty International a interpellé mercredi dans un communiqué l'opinion internationale sur le "nettoyage ethnique" de civils musulmans qui se déroule selon elle dans l'ouest du pays, et que les forces internationales ne "parviennent pas à empêcher".

Le pays a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane.

Devenu président, il a été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre ex-Séléka et milices d'autodéfense anti-balaka, majoritairement chrétiennes. Les forces française et africaine (Misca) agissent sous l'égide de l'ONU, qui les a dotées en décembre dernier d'un mandat autorisant l'emploi de la force en cas de menace directe sur la population civile.

Jusqu'à présent, elles ne sont pas parvenues à mettre fin aux violences meurtrières et aux pillages. La Misca compte actuellement 5.400 hommes - sur les 6.000 prévus - et l'opération Sangaris 1.600 soldats.

alc-mc/de

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