NOUVELLES

Canal de Panama : accords "partiels" et possible reprise des travaux dans une semaine (Quijano)

12/02/2014 11:20 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

L'administrateur du canal de Panama, M. Jorge Quijano, a annoncé mercredi que des "accords" partiels avaient été conclus avec le consortium d'entreprises chargé de l'agrandissement de la voie d'eau internationale.

Le responsable n'a pas exclu que les travaux puissent reprendre sur le chantier dans une semaine sans un accord définitif.

"Nous avons conclu des accords de principe sur plusieurs sujets, même s'il reste quelques questions à régler sur lesquelles nous travaillons", a affirmé M. Quijano aux journalistes.

Cependant, "cela ne veut pas dire pour autant que nous avons abandonné l'autre alternative qui serait de prendre en charge nous-mêmes les travaux", a-t-il ajouté avant de tenir une réunion avec des entreprises panaméennes à la Chambre de commerce, d'industrie et de l'agriculture de Panama, la capitale.

M. Quijano a fait cette déclaration après s'être entretenu mardi avec des responsables d'entreprises réunies dans le consortium Groupe uni pour le Canal (GUPC).

"Nous sommes ouverts à toute proposition" pour parvenir à un accord final, a ajouté M. Quijano.

Les travaux d'agrandissement du canal se sont interrompus la semaine dernière quand le GUPC, constitué des groupes espagnol, Sacyr, italien, Salini-Impreglio, belge, Jan de Nul et panaméen, Constructora Urbana, ont réclamé le paiement de surcoûts à hauteur de 1,6 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros).

"La patience a des limites et en vérité nous considérons que cela doit se terminer au plus tard dans une semaine", a souligné M. Quijano.

Le troisième système d'écluses, qui doit permettre le passage de bâtiments beaucoup plus gros, réalisé à environ 70%, a accumulé un retard de neuf mois et ne pourra pas être inauguré cette année comme prévu.

La nouvelle échéance a été fixée à 2015 mais les constructeurs estiment, selon des évaluations de l'assureur Zurich, que le projet ne devrait pas parvenir à son terme avant trois ou cinq ans si aucun accord n'est conclu.

Le conflit date du 30 décembre quand le GUPC a menacé d'interrompre ses travaux si les surcoûts n'étaient pas pris en charge, menace qui a été répétée à plusieurs reprises.

Le consortium exige un augmentation de 50% du contrat initial fixé à 3,2 milliards de dollars (2,36 milliards d'euros) pour l'étude et la construction des neuf écluses du projet d'agrandissement.

M. Quijano a répété que l'Autorité du Canal de Panama (ACP) "n"avait pas peur" de reprendre les travaux au cas où il n'y aurait pas d'accord final, mais il a ajouté qu'elle restait "très prudente" dans ses initiatives.

jjr/ll/pb/gib/eb/sym

SACYR

PLUS:hp