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Saguenay: Un voyage sur la Côte d'Azur entraîne la démission du directeur adjoint du cabinet du maire Tremblay

11/02/2014 10:43 EST | Actualisé 11/02/2014 10:43 EST
Radio-Canada

Les révélations entourant un voyage effectué en 2012 pour le compte du Festival forestier de Shipshaw entraînent la démission d'un proche collaborateur du maire Jean Tremblay : le directeur adjoint de son cabinet, Pierre Guillot, annonce qu'il quitte ses fonctions.

La lettre de démission aurait été remise au maire de Saguenay lundi matin. Une démission acceptée par Jean Tremblay.

Pierre Guillot s'est retrouvé au centre d'une controverse à la suite de la mise au jour d'un voyage effectué en 2012 pour le compte du Festival forestier de Shipshaw. Après un court passage en Norvège pour assister à une compétition, la délégation de quatre personnes s'est retrouvée sur la Côte d'Azur, au sud de la France.

Dans sa lettre, Pierre Guillot admet qu'il a été un peu naïf, en ajoutant que toute cette affaire constitue une campagne de salissage visant le maire de Saguenay.

Réaction de l'opposition

La conseillère municipale de Saguenay élue sous les couleurs de l'Équipe du renouveau démocratique, Josée Néron, accueille favorablement cette démission.

L'affaire ne doit pas s'arrêter là, dit-elle, et réclame la tenue d'une enquête indépendante sur l'administration du Festival forestier de Shipshaw ainsi que la démission de l'ancien conseiller Fabien Hovington du poste de directeur général de la zone portuaire de Chicoutimi, poste obtenu tout de suite après sa défaite électorale de novembre dernier.

Josée Néron ajoute que la ville devrait légiférer pour éviter que des élus municipaux siègent au conseil d'administration d'organismes ou de festivals.

« À un moment donné, même si ces gens-là déclarent leurs intérêts personnels dans l'organisation, ça devient difficile pour leurs pairs d'être juge et partie par rapport à eux-mêmes. Quand ton confrère conseiller demande des sous pour un organisme paramunicipal, tu deviens un peu mal à l'aise de demander des comptes. » — Josée Néron