NOUVELLES

USA/France: "pas toujours facile" d'être "alliés", plaisante Hollande

11/02/2014 04:56 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Le président français François Hollande a plaisanté mardi à propos des relations historiques entre la France et les Etats-Unis consacrées par sa visite d'Etat, reconnaissant qu'il n'était "pas toujours facile" pour ces deux pays d'être des "alliés".

Le chef de l'Etat français a été reçu en grande pompe par le secrétaire d'Etat John Kerry, francophone et francophile, et par le vice-président Joe Biden, pour un déjeuner d'Etat au département d'Etat.

La conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche Susan Rice et trois anciens secrétaires d'Etat, Henry Kissinger, Madeleine Albright et Colin Powell, étaient aussi invités.

L'actuel chef de la diplomatie américaine a porté un toast, alternant l'anglais et le français, "à l'amitié spéciale et à l'alliance spéciale" unissant Paris et Washington depuis "plus de 230 ans".

Comme il aime le faire quand il est en visite à Paris, M. Kerry a dressé un rapide panorama historique de "l'amitié" et du "partenariat" entre les deux nations, citant la Révolution et l'indépendance américaine de la fin du 18e siècle, la lutte contre le nazisme durant la Seconde guerre mondiale jusqu'aux coopérations actuelles sur la Syrie, l'Iran, la Libye ou le changement climatique.

Le président Hollande a dit quelques mots en anglais avant de répondre en français que "la France était l'alliée des Etats-Unis" et que "les Etats-Unis étaient les alliés de la France".

Puis, a-t-il lancé dans un sourire, "ce n'est pas toujours facile d'avoir la France pour alliée, mais ce n'est pas toujours facile pour la France d'avoir les Etats-Unis comme alliés".

"Mais c'est ce qui fait précisément que notre amitié est si particulière, parce qu'elle est fondée sur l'indépendance, la souveraineté et le respect" mutuels, a conclu M. Hollande, sans parler des différends et conflits qui ont rythmé les relations franco-américaines, notamment sur la guerre en Irak il y a dix ans.

Avant ce déjeuner au département d'Etat, le président américain Barack Obama et le président Hollande avaient affiché leur identité de vues sur les grandes questions géopolitiques et économiques, échangeant compliments et témoignages de loyauté lors d'une visite en grande pompe à la Maison Blanche.

S'appelant "François" et "Barack", les deux présidents ont donné une longue conférence de presse à l'issue de deux heures d'entretiens dans le Bureau ovale, l'occasion de rappeler les liens historiques entre Paris et Washington malgré des crises ponctuelles.

nr/bdx

PLUS:hp