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Une transgenre dénonce sa détention dans une prison pour hommes de l'Ontario

11/02/2014 08:14 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

TORONTO - Les autorités correctionnelles ont annoncé mardi qu'une femme transgenre originaire de Londres, au Royaume-Uni, qui était détenue dans un centre pour hommes après son arrestation à l'aéroport international de Toronto, avait finalement été transférée dans un centre de détention pour femmes.

Earl Essery, chef d'équipe au Centre correctionnel Maplehurst de Milton, en Ontario, a confirmé le transfert mardi soir, mais n'a pas voulu dire où Avery Edison avait été envoyée.

Mme Edison, âgée de 25 ans, a écrit sur son compte Twitter qu'elle avait été arrêtée par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) à son arrivée au pays, lundi. Elle pense avoir été arrêtée parce que lors de son dernier séjour, elle est restée plus longtemps que ce que lui permettait son visa d'étudiante.

Mme Edison a écrit que même si son passeport indique qu'elle est une femme, les responsables des services frontaliers l'avaient envoyée à Maplehurst, un centre de détention pour hommes, en attendant son audience en matière d'immigration.

Sa copine, qui vit à Toronto, a écrit sur Twitter que les employés de la prison lui avaient dit que Mme Edison était détenue avec les hommes parce qu'elle a des organes génitaux masculins.

Mme Edison a écrit que la perspective de se retrouver dans un centre pour hommes, où elle craint d'être «une cible potentielle d'attaques sexuelles», était «terrifiante».

Randall Garrison, porte-parole du Nouveau Parti démocratique pour les questions touchant la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre, a affirmé avoir parlé du dossier avec le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, pour réclamer le transfert immédiat de la détenue et une révision des politiques de l'ASFC sur la détention des personnes transgenre.

«Il pourrait être très dangereux pour une personne transgenre de se trouver dans une institution inappropriée (à cause) des menaces des autres détenus qui pourraient ne pas comprendre la situation», a dit M. Garrison.

La copine de Mme Edison a écrit sur Twitter mardi soir qu'elle lui avait parlé au téléphone et qu'elle «semblait bien». Elle a aussi écrit que son audience était prévue mercredi matin.

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