NOUVELLES

Une Argentine protégée par la justice deux ans après sa mort

11/02/2014 11:35 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Une Argentine sauvagement tuée en 2012 a reçu samedi une convocation de la justice dans le cadre d'une plainte pour violence conjugale déposée contre son époux, soupçonné du meurtre et emprisonné.

En juillet 2012, Cristina Olivares, 25 ans, a été tuée de 140 coups de couteau. Son corps avait été retrouvé au bord d'un chemin de campagne à une vingtaine de kilomètres de la ville de San Juan, dans le nord-ouest de l'Argentine.

Le mari Miguel Angel Palma, 28 ans, sa maitresse Rosa Videla, 28 ans, et une amie, Noelia Corvalan, 20 ans, sont soupçonnés de l'avoir poignardée. Les trois suspects sont en détention préventive depuis un an et demi et n'ont pas encore été jugés.

"Nous l'avons convoquée pour l'informer que sa demande allait être satisfaite, car elle avait sollicité une protection et nous voulions le lui notifier", a dit à la presse Natacha Garcia, une responsable de l'autorité judiciaire de la province de San Juan en charge spécialisée dans les violences conjugales.

Cristina Olivares, mère de deux enfants et enceinte quand elle a été tuée, avait déposé plainte à plusieurs reprises pour dénoncer la violence de Miguel Angel Palma.

Le père de la victime, Federico Olivares, qui a reçu la convocation samedi, a dénoncé la légèreté des autorités judiciaires.

La juridiction de San Juan a présenté des excuses publiques à la famille.

L'ONG argentine La Casa del Encuentro, spécialisée dans la prévention des violences conjugales, dénonce que 255 "féminicides" ont été répertoriés en 2012 en Argentine.

sa/ap/hdz/bir

PLUS:hp