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Un journaliste libyen brièvement enlevé à Tripoli (agence)

11/02/2014 10:55 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Un journaliste de l'agence de presse officielle libyenne (Lana) a été libéré mardi, après avoir été enlevé la veille à Tripoli par des hommes armés, a indiqué l'agence.

Younes Ali Younes "a été libéré. Il est en bonne santé et il est en route pour sa maison", a indiqué Lana qui affirme ignorer l'identité des kidnappeurs et leurs motivations.

Le directeur de l'agence Abdelbasset Boudiya avait annoncé plus tôt à l'AFP que M. Younes a été enlevé lundi soir à Tripoli par des hommes armés.

"Cinq hommes en tenue militaire à bord d'un véhicule blanc ont conduit Younes Ali Younes vers une destination inconnue", avait-il indiqué citant des témoins.

"Younes, à l'instar de tous les journalistes de l'agence, n'a aucune orientation politique", avait-il indiqué, précisant qu'il "collabore avec le magazine +Tripoli+ appartenant au Conseil local (équivalent de la mairie) où il fait office de rédacteur en chef".

M. Boudiya a dénoncé l'enlèvement ainsi que "les menaces et intimidations (...) à l'encontre des journalistes de l'agence".

Mercredi dernier, les sièges de deux chaînes privées avaient été pris pour cible par des hommes armés à Benghazi (est), deuxième ville du pays et berceau de la révolte ayant mis fin au régime Kadhafi en 2011, théâtre de plusieurs enlèvements et d'assassinats notamment de journalistes.

Début décembre, le directeur et propriétaire d'une radio privée avait été tué par des inconnus dans des circonstances toujours non élucidées.

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a condamné à plusieurs reprises les attaques ciblant les journalistes en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, appelant les autorités à les protéger.

RSF avait fait état "de menaces graves de la part de milices à l'encontre de journalistes, largement à Benghazi, mais aussi à Tripoli et dans d'autres villes du pays".

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, les autorités de transition se montrent incapables de rétablir l'ordre et la sécurité dans un pays en proie à l'anarchie et aux violences meurtrières.

Elles n'ont notamment pas réussi à contrôler des dizaines de milices armées formées par des ex-rebelles et qui font la loi dans le pays.

Trois militants de la société civile ont par ailleurs été enlevés la semaine dernière à Tripoli, selon une source de l'Union des organisations de la société civile libyenne.

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