POLITIQUE

Tourisme Montréal congédie sa vice-présidente aux finances

11/02/2014 12:53 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT
Tourisme Montreal

Tourisme Montréal a congédié cette semaine sa vice-présidente aux finances Marie Gilmore, parce qu'elle n'avait pas allumé de « lumières rouges » à propos des comptes de dépense de son ancien pdg Charles Lapointe.

Le nouveau président du conseil d'administration, Michel Archambault, a affirmé mardi à La Presse Canadienne que Mme Gilmore avait été invitée à quitter ses fonctions lundi en raison d'un bris de confiance.

M. Archambault a en partie accrédité l'interprétation de son prédécesseur, Jacques Parisien, qui a déclaré lundi en commission parlementaire que Mme Gilmore aurait dû l'avertir des dépenses injustifiées de M. Lapointe.

Mais selon le nouveau président du c.a., M. Parisien aurait dû être plus vigilant à propos du peu d'informations qui lui étaient transmises sur les dépenses de M. Lapointe, qui a quitté ses fonctions l'été dernier.

Un rapport accablant du vérificateur général Michel Samson, publié en novembre, a mis en lumières les dépenses excessives et injustifiées de M. Lapointe, qui a été en poste pendant 24 ans.

Devant des députés qui ont examiné la situation de l'organisme, lundi à l'Assemblée nationale, M. Parisien a déclaré qu'il n'était pas responsable d'étudier les détails des comptes de dépenses de M. Lapointe.

En entrevue mardi, M. Archambault a convenu que la gestion de Mme Gilmore aurait dû être plus rigoureuse dans ce dossier. « Elle n'avait plus la confiance du conseil d'administration et le conseil a demandé au pdg de conclure une entente de départ avec cette personne, a-t-il dit. (...) C'est la direction des finances et de l'administration qui autorisait le paiement des comptes de dépenses sans l'autorisation du président du conseil, qui devait les autoriser ».

Bien qu'il formule un reproche à Mme Gilmore, M. Archambault n'a pas pour autant exonéré son prédécesseur de tout blâme.

« Normalement, pour une saine gestion, toute personne doit faire autoriser ses comptes de dépenses par son supérieur immédiat et ce n'était pas le cas, pour l'ensemble du compte de dépenses du pdg, a-t-il dit. Il y a une double part de responsabilités: on n'a pas suffisamment allumé les lumières rouges, d'une part, d'autre part, le supérieur qui devait les signer ne les signait pas, ça aussi il y a une part de responsabilités à ce niveau. »