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Syrie : peu de progrès à Genève, selon le médiateur de l'ONU

11/02/2014 08:40 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Les espoirs s'amenuisent à Genève 2, cette conférence destinée à ramener la paix en Syrie. Mardi en point de presse, le médiateur de l'ONU, Lakhdar Brahimi, a dressé un constat qui laisse présager une rupture des négociations.

« Les pourparlers de paix à Genève entre le régime syrien et l'opposition à Bachar Al-Assad ne progressent pas beaucoup », a-t-il déclaré.

Mardi, les parties se sont assises à la même table de négociations dans une atmosphère qualifiée de « négative » par une source proche de la délégation gouvernementale. Et, avant même le début de la réunion, les représentants de l'opposition avaient menacé de se retirer des discussions si aucun progrès n'était enregistré.

Rappelons que Genève 1, en janvier dernier, constituait la première session de discussions entre les belligérants, et ce, après trois ans de conflit en Syrie.

Dans l'espoir de dénouer l'impasse, la Russie, qui coparraine Genève 2 avec les États-Unis, a proposé que se tienne vendredi une réunion élargie des parrains en compagnie du médiateur international. Toutefois, les parties syriennes n'y sont pas conviées. Washington a accepté cette proposition des Russes.

Évacuations suspendues à Homs

Au plan humanitaire, la situation est toujours aussi criante. D'autant plus que mardi, l'évacuation des résidents de la vieille ville de Homs a été interrompue en raison de problèmes logistiques. Depuis vendredi, environ 1200 personnes ont été rescapées et sorties de Homs, la plupart affichant un état de grande faiblesse. 

L'évacuation des habitants de Homs, qui ont enduré un siège de 600 jours avant d'être secourus, devrait reprendre mercredi. Les équipes d'aides humanitaires tentent de dégager des barrières de sable érigées dans les quarties assiégés.

À Genève, il a été révélé lors d'un point de presse de l'ONU que les hommes déplacés vers des camps de réfugiés lors de cette opération d'évacuation étaient maintenant interrogés par les forces de l'ordre syriennes. « 336 hommes, âgés de plus de 15 ans et de moins de 55 ans, ont été interpellés après leur évacuation pour être interrogés », a déclaré Melissa Fleming, porte-parole du HCR. De ce nombre, 42 ont été relâchés, mais les autres sont toujours entre les mains des autorités dans une école non loin de Homs.

« Le HCR est présent dans l'enceinte de l'école, mais n'assiste pas aux interrogatoires », a ajouté la porte-parole.

Selon l'ONU, 9,3 millions de Syriens, soit près de la moitié de la population, ont besoin d'une aide humanitaire à laquelle le gouvernement syrien fait obstacle. Les résidents de la vieille ville de Homs, par exemple, n'ont appris que jeudi dernier qu'ils seraient enfin déplacés, à la suite de la conclusion d'un accord à cette fin.

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