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Sotchi 2014: la puck de hockey, objet de polémique

11/02/2014 04:02 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT
Valerie Everett/Flickr

Le palet en France, «le» puck en Suisse, «la» puck ou la rondelle au Canada, le disque de caoutchouc que les joueurs de hockey manipulent avec leurs crosses est un objet de convoitises sur la glace et, à Sotchi, de polémiques en coulisses.

Un bon palet doit posséder plusieurs qualités: être élastique pour ne pas casser le plexiglas qui entoure la patinoire et ne pas laisser de traces sur les bandes, publicités obligent.

Ce graal du hockeyeur pèse 170 grammes, mesure 7,6 cm de diamètre, 2,5 cm d'épaisseur depuis 1940.

Au caoutchouc naturel, les fabricants ajoutent du noir de carbone, des antioxydants, du carbonate de calcium (dont sont faits les coquillages), deux sortes d'huiles et du soufre. Le tout est cuit à 150°C dans des moules texturés, afin que le palet accroche plus sur la crosse des joueurs.

Le soufre permet, sous l'effet de la chaleur, un changement dans la structure moléculaire du caoutchouc, appelé vulcanisation. Ce phénomène rend le disque plus élastique (déformation réversible). Utile quand on est projeté régulièrement à plus de 180 km/h.

Le palet est ensuite servi frais: le froid réduisant les rebonds, il est placé dans une glacière avant les matches.

À Sotchi, la rondelle est au coeur d'un différend commercial. Interrogée lundi par l'AFP, la société tchèque Rubena n'a pas pu "encore confirmer" si elle était le fournisseur officiel des Jeux.

Pourtant, le logo de l'entreprise, ainsi que la mention "Made in Czech Republic" apparaîssent bien sur la tranche du palet officiel présenté par le président du comité d'organisation, Dmitri Chernyshenko, fin décembre.

Mais les négociations avec les organisateurs s'étaient soldées par un échec, les organisateurs des JO-2014 refusant de faire clairement apparaître le nom de la société. Le producteur tchèque avaient «refusé de fabriquer les pucks», expliquait au début du mois un porte-parole de la société.

Il ajoutait que l'entreprise avait toutefois vendu en automne 2013 un conteneur de ses palets à un distributeur russe, qui avait lui-même imprimé le logo olympique (ndlr: sans le nom de la société) avant de conclure d'un énigmatique: «Nous en déduisons que les palets Rubena joueront un rôle important aux jeux.»