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On est loin du hockey-balle dans le camp canadien, mais l'exercice a été utile

11/02/2014 12:41 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

SOTCHI, Russie - Patrick Sharp portait des gants de hockey, tenait un bâton de hockey, mais ne portait pas de patins.

Il portait plutôt des souliers de course pour un match de hockey-balle lors du camp d'orientation de l'équipe canadienne en août dernier, quand les joueurs n'ont pas enfilé leurs patins pour une question d'assurances.

Sharp admet qu'il avait trouvé la situation un peu absurde.

«Vous vous dites: "Est-ce que ça va vraiment rapporter en février?". Mais finalement, je pense que oui, a déclaré Sharp. Depuis que nous sommes ici, les choses vont vite et nous avons l'impression d'avoir repris là où nous avions laissé pendant l'été.»

Ce qui avait a fait sourire à l'époque est finalement devenu la première étape de l'équipe canadienne de hockey masculin dans son aventure vers Sotchi. Et maintenant, après deux jours d'entraînement au Palais de glace Bolshoi, les joueurs en récoltent les fruits alors qu'ils se préparent à disputer leur premier match, jeudi contre la Norvège.

«Nous avons effectué des exercices aujourd'hui (mardi) qui étaient un peu l'évolution de ça, a expliqué l'attaquant John Tavares. Nous avions fait des choses de base pendant l'été, puis après quelques minutes pour nous rafraîchir la mémoire, nous exécutons une version un peu plus intense sur la glace. Nous nous préparons pour jouer dans quelques jours. Je crois que ç'a eu un gros impact.»

Lors d'une séance de brassage d'idées afin de trouver le moyen de rendre plus utile le camp estival, Mike Babcock avait eu l'idée d'organiser des matchs de hockey-balle après avoir consulté le légendaire entraîneur de basketball de l'université Michigan State Tom Izzo. Ce n'était peut-être pas idéal de ne pas pouvoir aller sur la glace, mais cette option a tout de même permis aux joueurs de s'entrainer un peu sur une surface plus large, de dimension internationale.

«Nous avions été en mesure de voir les systèmes et de passer à travers ça sur une surface plus large, a expliqué le défenseur Marc-Édouard Vlasic. Ça fait un moment que nous avons effectué les exercices, mais ça nous reviens tranquillement.»

L'entraînement de mardi ressemblait beaucoup plus à un entraînement régulier de la LNH que celui de lundi, qui avait eu lieu quelques heures seulement après l'arrivée des joueurs à Sotchi.

Avec très peu de temps pour unir 25 étoiles en une seule équipe, les entraîneurs se sont concentrés sur des exercices pour assimiler le système de jeu et sur les unités spéciales.

«Nous avons fait un peu d'enseignement pour que tout le monde commence à se sentir confortable, a expliqué l'entraîneur adjoint Claude Julien. Nous avons parlé de l'avantage numérique, nous avons parlé de l'infériorité numérique et nous allons continuer à nous pencher là-dessus. Le plus important pour l'instant est de s'assurer que tout est clair et que les joueurs seront confortables dans toutes les situations dès le début du premier match.»

Et maintenant que les Olympiques vont débuter pour les hockeyeurs, il y a beaucoup de travail à accomplir. Puisque le Canada fait partie des favoris, tout comme la Russie, le défi est aussi d'éviter les distractions.

«Nous devons rentrer dans notre bulle en tant qu'équipe et former un tout le plus rapidement possible, a mentionné l'attaquant Patrice Bergeron. Évidemment, ça va être un défi, mais nous sommes prêts à le relever.»

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