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Népal: le premier ministre prête serment mais les communistes l'abandonnent

11/02/2014 03:37 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

KATMANDOU, Népal - Le nouveau premier ministre népalais a été assermenté mardi, mais le principal partenaire de coalition de son parti a annoncé qu'il ne participerait pas au gouvernement, plongeant le pays dans une nouvelle incertitude politique.

Sushil Koirala, qui dirige le plus grand et le plus vieux parti du pays, le Congrès népalais, a prêté serment devant le président Ram Sharan Yadav.

M. Koirala devait ensuite annoncer la composition de son cabinet, mais il n'a nommé qu'un seul ministre, un membre de longue date du parti, Ram Sharan Mahat.

Le principal partenaire de coalition du Congrès népalais, le Parti communiste unifié du Népal (maoïste), a annoncé qu'il se retirait de la coalition parce que M. Koirala n'a pas respecté sa promesse de nommer un communiste au ministère de l'Intérieur. Les deux partis se disputent ce puissant ministère, qui contrôle la police et les administrations locales à travers le pays.

«Nous ne participerons pas au gouvernement jusqu'à ce qu'ils honorent l'accord et nous avons décidé de boycotter la cérémonie d'investiture», a déclaré un porte-parole des communistes, Bishnu Poudel, aux journalistes.

M. Koirala a été élu chef du gouvernement lundi après avoir obtenu le vote des deux tiers des membres de l'Assemblée constituante, avec l'appui des communistes, le deuxième plus important parti.

Il restera en poste, mais il sera difficile pour lui de travailler s'il n'a pas l'appui des communistes.

L'élection de M. Koirala par les députés avait fait naître l'espoir d'un apaisement de la longue paralysie politique qui touche le pays himalayen.

Aucun parti n'a remporté la majorité aux élections nationales du 19 novembre. Le Congrès népalais a obtenu le plus de sièges, mais a besoin d'un partenaire de coalition pour former un gouvernement.

Une Constitution aurait dû être adoptée par la dernière Assemblée constituante, qui a été élue en 2008 après une décennie d'insurrection maoïste et le renversement de la monarchie. Mais l'assemblée a été paralysée par les conflits internes et n'a jamais terminé son travail.

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