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Le pétrole se replie juste sous la barre des 100 dollars à New York

11/02/2014 02:51 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Le prix du pétrole new-yorkais a clôturé juste sous la barre des 100 dollars mardi, se repliant légèrement après plusieurs séances à la hausse et le discours sans surprise de la nouvelle présidente de la banque centrale américaine.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars a perdu 12 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 99,94 dollars.

Janet Yellen, la nouvelle dirigeante de la Fed formellement intronisée le 3 février, a défendu mardi devant un comité du Congrès américain la trajectoire choisie par son prédécesseur, assurant notamment que la Fed continuerait "probablement de réduire ses achats d'actifs par étapes mesurées".

L'institution a commencé en janvier à réduire ses injections de liquidités dans le marché financier à 65 milliards de dollars par mois sur fond de relative embellie économique aux Etats-Unis. Ces mesures ont notamment pour conséquence de diluer la valeur du dollar et d'inciter les investissements dans les actifs risqués, ce qui a tendance à soutenir les matières premières.

Mme Yellen a aussi noté que la reprise de l'emploi était encore "incomplète" et a estimé qu'une "politique hautement accommodante", consistant à maintenir les taux directeurs de la Fed proches de zéro, resterait appropriée.

Ces propos n'ayant rien de surprenant, le marché a surtout obéi à des éléments techniques selon Robert Yawger de Mizuho Securities USA.

Les cours sont en effet montés en cours de séance jusqu'à environ 100,50 dollars, passant au-dessus de la moyenne des 200 derniers jours et frôlant un niveau plus atteint depuis le 27 décembre dernier. "Comme ils ne sont pas parvenus à casser ce niveau de résistance", les cours sont redescendus, a observé le spécialiste.

Les acteurs du marché se préparaient par ailleurs à la publication mercredi du rapport hebdomadaire des autorités américaines sur les stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

Plusieurs analystes s'attendent à une hausse des réserves de brut et à une baisse de celles de produits distillés et d'essence.

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