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Le président français François Hollande reçu en grande pompe à la Maison-Blanche

11/02/2014 11:36 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a déclaré mardi que les États-Unis et la France avaient reconstruit une relation «qui aurait été inimaginable il y a dix ans», après que le président George W. Bush eut lancé une guerre impopulaire en Irak.

M. Obama, qui recevait le président français François Hollande à la Maison-Blanche, a indiqué que cette transformation montrait comment Washington et Paris ont su réinventer leur alliance, après avoir atteint un creux il y a dix ans, quand la France s'est farouchement opposée à l'intervention en Irak.

«Debout ensemble, nous utilisons notre liberté pour améliorer les vies non seulement de nos citoyens, mais des gens de partout dans le monde, et c'est ce qui fait de la France non seulement l'allié le plus ancien des États-Unis, mais aussi un de ses alliés les plus proches», a déclaré M. Obama en compagnie de M. Hollande.

M. Obama a ajouté avoir accepté l'invitation de son homologue français de se rendre en France le 6 juin, à l'occasion des cérémonies qui souligneront le 70e anniversaire du débarquement de Normandie.

La venue de François Hollande aux États-Unis survient alors que les allégations vont bon train des deux côtés de l'océan Atlantique quant à sa vie personnelle.

Le président français a annoncé sa rupture avec sa compagne Valérie Trierweiler quelques jours avant son départ pour ce séjour officiel aux États-Unis.

Une garde d'honneur et le couple Obama ont accueilli M. Hollande à son arrivée, mardi matin. De nombreux drapeaux américains et français étaient visibles parmi la foule enthousiaste qui assistait à l'événement.

Les deux chefs d'État se sont serré la main, puis ont rendu hommage à deux anciens combattants américains qui ont servi en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

«Nous sommes ici, chacun à cause de l'autre, a dit M. Obama. Chacun doit sa liberté à l'autre.»

Alternant entre le français et l'anglais, M. Hollande a exprimé un sentiment similaire en déclarant: «Chaque pays sait ce qu'il doit à l'autre: sa liberté».

Ils se sont ensuite rendus dans le bureau ovale pour discuter de différents dossiers dont ceux de l'Iran, de la guerre civile en Syrie et de la montée du terrorisme au Sahel.

En soirée, M. Hollande était convié à un dîner d'État à la Maison-Blanche en présence de plus de 300 dignitaires et célébrités, dont l'acteur Bradley Cooper, la chanteuse Mary J. Blige et la rédactrice en chef du magazine «Cosmopolitan», Joanna Coles.

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