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GB: Cameron préside le branle-bas de combat contre les inondations

11/02/2014 01:47 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre David Cameron a annulé mardi le conseil des ministres, renoncé à une visite au Proche-Orient et sonné le branle-bas de combat contre des inondations historiques au Royaume-Uni, afin d'éviter que la calamité naturelle ne se transforme en calamité politique.

"Il n'y a rien de plus important que de faire face aux inondations", a décrété lors d'une conférence de presse le chef du gouvernement, en butte aux critiques sur la gestion gouvernementale de la catastrophe.

Justifiant la priorité donnée aux affaires intérieures sur la diplomatie, il a précisé avoir adressé ses excuses au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et au président palestinien Mahmoud Abbas.

M. Cameron était attendu les 18 et 19 février en Israël et dans les territoires palestiniens.

"Il n'y a absolument aucun signe indiquant que la menace va diminuer, et avec les nouvelles pluies et les bourrasques de vent annoncées cette semaine, les choses risquent de s'aggraver avant de s'améliorer", a-t-il prévenu.

Il a dans la foulée précisé qu'il dirigerait personnellement les efforts gouvernementaux, en faisant valoir à plusieurs reprises que "l'argent ne serait pas un problème", qu'"il y aura autant d'argent que nécessaire".

La mobilisation porte sur la construction de digues, notamment à l'aide de sacs de sable, la mise en stand-by de quelque 1.600 militaires, l'organisation de secours voire l'évacuation des personnes les plus exposées, ainsi que sur l'accélération du processus d'indemnisation des victimes.

M. Cameron a aussi annoncé des reports d'impôts pour les entreprises affectées par les flots, et l'ouverture de crédits d'aides pour les agriculteurs et éleveurs touchés.

Alors que se multipliaient les critiques sur la lenteur de la réaction et que le gouvernement et l'Agence de l'Environnement se rejetaient la responsabilité du fiasco, M. Cameron a enfilé des bottes pour se rendre en début de semaine sur le terrain trop longtemps déserté par les politiques. Il a ainsi visité le Dorset puis le Devon (sud-ouest de l'Angleterre).

A Wraysbury, dans l'ouest de Londres, le ministre de la Défense Philip Hammond a pour sa part été pris à partie par des habitants en colère.

Le ministre a défendu l'action du gouvernement en insistant sur le caractère exceptionnel des intempéries. "Nous avons affaire (...) à une météo sans précédent", a-t-il plaidé.

De nouvelles pluies sont attendues dans la nuit de mardi à mercredi, après un record de précipitations en 248 ans dans certaines zones.

En Angleterre et au Pays de Galles des terres agricoles et des villages sont ensevelis depuis plus d'un mois, et les inondations se rapprochent dangereusement de la capitale depuis le début de la semaine.

La crue de la Tamise menace désormais plus d'un millier d'habitations, à une vingtaine de kilomètres en amont de la capitale.

Les transports publics desservant la capitales s'en trouvent perturbés. C'est notamment le cas pour l'une des lignes ferroviaires les plus fréquentées par les banlieusards sur la ligne Londres-Reading.

dh/alm/ih

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