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Début de la cérémonie d'ouverture du 2e cycle de pourparlers sud-soudanais à Addis Abeba (AFP)

11/02/2014 11:03 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Le deuxième cycle de négociations entre belligérants du conflit au Soudan du Sud, visant à trouver un accord politique mettant fin durablement à la crise et reporté lundi, s'est officiellement ouvert mardi à Addis Abeba, a constaté une journaliste de l'AFP.

Depuis son indépendance, "le Soudan du Sud souffre d'institutions fragiles ou non existantes", ce qui a entraîné "des conséquences qui ne doivent pas surprendre", a déclaré le négociateur en chef Seyoum Mesfin lors de la cérémonie d'ouverture des pourparlers, prévus pour commencer concrètement mercredi.

"La crise donne (aux dirigeants sud-soudanais) la chance de changer le chemin pris par leur pays", a-t-il ajouté, "il ne s'agit pas d'un choix, mais d'une nécessité".

L'armée sud-soudanaise loyale au président Salva Kiir et des troupes mutinées, fidèles à son ancien vice-président Riek Machar, s'affrontent depuis mi-décembre au Soudan du Sud, indépendant depuis juillet 2011 seulement après avoir fait sécession du Soudan à l'issue d'une longue guerre civile (1983-2005) contre Khartoum.

Les combats, accompagnés de massacres entre communautés Dinka et Nuer, les deux principales du pays dont sont respectivement issus MM. Kiir et Machar, ont fait des milliers de morts - jusqu'à 10.000 selon certaines sources - et chassé de chez eux près de 900.000 Sud-Soudanais.

Lors de la cérémonie d'ouverture, le chef de la délégation du gouvernement sud-soudanais, Nhial Deng Nhial, et son homologue du camp Machar, Taban Deng, se sont respectivement accusés de violer le cessez-le-feu conclu le 23 janvier, à l'issue d'un laborieux premier cycle de négociations dans la capitale éthiopienne.

"Le gouvernement sud-soudanais réitère son engagement à négocier et cela sans conditions préalables", a néanmoins assuré Nhial Deng Nhial. "Nous sommes venus l'esprit ouvert, à la recherche d'une solution durable à la crise dans notre pays".

Taban Deng a de son côté reproché au camp Kiir de ne pas avoir libéré quatre personnalités politiques jugées favorables à M. Machar et détenues depuis la mi-décembre à Juba, dont le sort avait longtemps fait achopper le premier cycle de négociations.

"Nous ne devons pas perdre de temps et ne ménager aucun effort" lors de cette nouvelle phase de négociations, a-t-il estimé.

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