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Brésil: le cameraman blessé est mort et sera incinéré jeudi à Rio (TV Bandeirantes)

11/02/2014 01:44 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Le caméraman brésilien grièvement blessé la semaine dernière lors d'une manifestation, est décédé lundi et sera incinéré jeudi à Rio de Janeiro, a indiqué mardi à l'AFP la chaîne TV Bandeirantes pour laquelle il travaillait.

"Santiago Andrade est décédé hier matin (lundi) après le diagnostic de sa mort cérébrale. Sa famille a déjà donné plusieurs de ses organes", a déclaré une porte-parole de TV Bandeirantes.

Premier journaliste tué dans les manifestations violentes qui secouent le Brésil depuis la fronde sociale de juin 2013, le cameraman de 49 ans avait été diagnostiqué dans un état irréversible de"mort cérébrale" par une équipe de neurochirurgiens.

Il est décédé peu après, les médecins ayant selon toute vraisemblance interrompu son maintien artificiel en vie avec l'accord de la famille.

Le journaliste était plongé dans le coma depuis qu'il avait été frappé en pleine tête par une fusée d'artifice allumée en direction de la police, lors d'une manifestation contre l'augmentation du prix du ticket de bus, jeudi dernier à Rio de Janeiro.

Les deux manifestants ayant manipulé l'engin explosif devront répondre d'homicide volontaire et d'usage d'explosif. Ils encourent une peine maximale de 35 ans de prison.

La mort du journaliste a suscité une vive émotion jusqu'au sommet de l'État. La présidente Dilma Rousseff avait jugé lundi "inadmissible que les manifestations démocratiques soient dénaturées par ceux qui n'ont aucun respect pour la vie".

A quatre mois du coup d'envoi du Mondial de football, de nombreuses voix s'élèvent pour fustiger la violence des anarchistes Black Bloc qui font dégénérer les manifestations en affrontements avec une Police militaire mal préparée au maintien de l'ordre.

En 2013, la répression violente des premières manifestations contre la hausse du prix des transports urbains avait servi de détonateur à la fronde sociale historique qui avait éclaté en pleine Coupe des confédérations.

Après une accalmie depuis novembre, les manifestations ont repris fin janvier, principalement à Sao Paulo et Rio de Janeiro.

Dirigées contre le Mondial de football ou la hausse du ticket d'autobus à Rio entrée en vigueur samedi, elles rassemblent jusqu'à présent beaucoup moins de monde qu'en juin 2013.

Mais elles dégénèrent presque systématiquement en violents affrontements.

cdo-pal/ai

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