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Attentat Hariri : le 5 suspects seront jugés ensemble

11/02/2014 01:20 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Les cinq membres du Hezbollah accusés de l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri seront jugés ensemble, leurs juges à La Haye ayant décidé de joindre le procès du dernier accusé en date à celui des quatre autres, qui s'est déjà ouvert.

"L'intérêt de la justice commande la jonction des deux instances", a déclaré le juge David Re, cité dans un communiqué.

Le Tribunal spécial pour le Liban avait décidé en 2011 de poursuivre quatre membres du Hezbollah, dont le procès s'est ouvert le 16 janvier en leur absence : âgés de 37 à 52 ans, ils sont toujours en fuite malgré des mandats d'arrêt internationaux.

L'inculpation d'un cinquième suspect, Habib Merhi, 48 ans, avait ensuite été annoncée en 2013, deux ans plus tard. Accusé d'avoir préparé un message vidéo revendiquant l'attentat par un groupe fictif, pour brouiller les pistes, il est lui aussi en fuite.

Lors d'une audience qui aura lieu mercredi, les parties discuteront des "modalités applicables à la suite de la procédure, et notamment la durée de la suspension nécessaire pour permettre aux conseils de M. Merhi de bénéficier du temps nécessaire à leur préparation", selon la même source.

L'ancien Premier ministre, un musulman sunnite, avait péri le 14 février 2005 quand une camionnette piégée avait explosé sur le front de mer de Beyrouth au moment où Rafic Hariri se rendait à son domicile à bord d'un véhicule blindé.

L'explosion avait été équivalente à celle de 2,5 tonnes de TNT et avait fait 23 morts, dont l'auteur de l'attentat-suicide. 226 personnes avaient également été blessées.

Créé en 2007 par le Conseil de sécurité des Nations unies, le TSL est le premier tribunal pénal international qui peut juger en leur absence des accusés représentés par des avocats.

Le puissant parti chiite Hezbollah a exclu la remise des accusés au tribunal, véritable pomme de discorde au Liban. La question du soutien au TSL avait entraîné la chute du gouvernement de Saad Hariri, fils de Rafic, en janvier 2011.

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