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Accord de libre-échange UE/USA: Hollande appelle à une issue "rapide"

11/02/2014 05:35 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Le président français François Hollande a appelé mardi à Washington à une conclusion "rapide" des négociations de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis.

"Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu'il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue américain Barack Obama.

L'Union européenne et les Etats-Unis discutent depuis l'an dernier d'un accord de libre-échange, qui serait le plus important au monde, et dont l'UE attend un bond de ses exportations de 28%. Mais cet accord soulève des inquiétudes, notamment sur l'agriculture et tout particulièrement la culture des OGM, strictement encadrée en Europe.

"Si nous sommes de bonne foi, si nous sommes respectueux des positions des uns et des autres, si nous sommes attachés (...) à la croissance, nous pouvons aller vite", a cependant fait valoir François Hollande.

Le chef de l'Etat français a assuré que Washington et Bruxelles entendaient conclure "un traité commercial et le faire avec le meilleur des esprits" d'ouverture des marchés et des marchés publics à la concurrence et de "lutte contre les barrières non tarifaires" (mesures protectionnistes).

Remerciant son homologue français pour son "engagement" sur ce dossier, le président américain a estimé que cet accord "pourrait entraîner une augmentation des exportations se chiffrant à plusieurs dizaines de milliards de dollars". Il pourrait aussi, selon lui, "favoriser la création de centaines de milliers d'emplois supplémentaires --aussi bien aux Etats-Unis que dans l'Union européenne-- et encourager la croissance sur les deux rives de l'Atlantique".

Pour autant, chacun des pays impliqués a "des intérêts à préserver", a noté François Hollande dans une allusion à l'exception culturelle défendue par la France ou aux négociations sur l'agriculture. Un "certain nombre de principes" doivent être "respectés mais nous voulons aboutir à cet accord", a-t-il avancé.

"Pourquoi?", s'est encore interrogé le président français. "Parce qu'il sera aussi un élément de la croissance", le "développement du commerce mondial, quand il est équilibré, (étant) un facteur précieux pour l'investissement étranger".

ha/are

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