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Un ex-général libanais brigue la représentation des Iles Marshall à l'Unesco

10/02/2014 12:28 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

Les Iles Marshall ont annoncé à l'Unesco qu'elles seraient représentées par un ex-général libanais, Jamil El Sayed, écroué pendant quatre ans dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005, a-t-on appris lundi auprès de l'organisation.

"Je peux confirmer que le gouvernement des Iles Marshall nous a fait parvenir une lettre indiquant que cette personne allait le représenter", a déclaré à l'AFP la porte-parole de l'Unesco, Sue Williams.

Le quotidien français Le Figaro affirme dans son édition de lundi que "grâce à l'immunité diplomatique dont il disposerait, l'ancien maître espion éviterait d'éventuelles poursuites du Tribunal spécial sur le Liban (TSL)".

Jamil El Sayed affirme avoir été détenu arbitrairement de 2005 à 2009 à la suite de dénonciations calomnieuses dans l'affaire Hariri.

"C'est l'Unesco qui accorde le statut diplomatique", a précisé pour sa part à l'AFP le ministère français des Affaires étrangères. La France, où se trouve le siège de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) doit délivrer un visa au diplomate accrédité.

Le Quai d'Orsay n'était pas en mesure de dire, s'agissant d'une personne faisant l'objet d'une enquête sur un attentat, si Paris pourrait refuser ce visa.

Premier ministre libanais jusqu'à sa démission en octobre 2004, Rafic Hariri se rendait à son domicile le 14 février 2005 lorsqu'une explosion, équivalente à celle de 2,5 tonnes de TNT l'a projeté hors de son véhicule blindé, faisant 22 autres morts et 226 blessés.

Si l'attentat avait d'abord été attribué aux généraux libanais pro-syriens, le Tribunal spécial pour le Liban a en 2011 délivré des mandats d'arrêt contre Mustafa Badreddine et Salim Ayyash, accusés de l'avoir préparé et exécuté. Hussein Oneissi, 39 ans, et Assad Sabra, 37 ans, sont accusés d'avoir fait parvenir à la chaîne d'information télévisée Al-Jazeera une fausse cassette vidéo pour revendiquer le crime au nom d'un groupe fictif.

Les quatre suspects sont tous membres du mouvement chiite Hezbollah, soutenu par la Syrie et l'Iran, et qui a rejeté toute paternité de l'attentat. Leur procès par contumace s'est ouvert à la mi-janvier à La Haye.

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