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Syrie: l'opposition abandonnera les discussions s'il n'y a aucun progrès (responsable)

10/02/2014 06:09 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

La délégation de l'opposition syrienne à la deuxième ronde de négociations à Genève a averti lundi qu'elle ne participerait pas à une troisième rencontre si aucun progrès n'était réalisé.

"S'il n'y a aucun progrès, je pense que ce serait une perte de temps d'envisager une troisième ronde", a dit à la presse le porte-parole de l'opposition, Louay Safi.

Il a précisé que la délégation de l'opposition avait abordé le sujet avec le médiateur de l'ONU, Lahkdar Brahimi, lundi au début de la deuxième ronde.

Tant qu'il y aura une lueur d'espoir que les discussions puissent se poursuivre, "nous ne fuirons pas. Nous n'allons pas renoncer", a-t-il dit, en ajoutant toutefois que s'il n'y avait aucun progrès "il ne faudrait pas faire semblant de faire quelque chose".

Dans ce cas, a-t-il estimé, "il serait plus honnête de dire que nous avons échoué", tout en reconnaissant que l'unique "Plan B" était de continuer la guerre civile qui dure déjà depuis près de trois ans et qui a fait plus 136.000 morts.

Ces déclarations sont intervenues après que M. Brahimi eut rencontré séparément les délégations du gouvernement et de l'opposition, dans l'espoir que des entretiens séparés permettraient au moins dans un premier temps d'obtenir de meilleurs résultats que pendant la première ronde, qui s'est soldée par un échec.

Les négociations ont repris lundi à Genève entre régime et opposition, et selon Badr Jamous, le secrétaire général du Conseil National syrien, une des principales composantes de l'opposition "il y aura demain (mardi) une réunion conjointe à 09H00 GMT".

"Nous sommes prêts à rencontrer le régime n'importe quand et n'importe où", a-t-il ajouté, tandis qu'une source de la délégation du régime du président Bachar al-Assad a confirmé la prochaine rencontre.

Les discussions ont repris alors que quelque 460 civils ont été évacués lundi par l'ONU des quartiers assiégés de la ville syrienne de Homs, portant à 1.200 le nombre d'habitants évacués en quatre jours.

A Homs (centre), l'opération humanitaire a été rendue possible grâce à une trêve négociée par l'ONU entre le régime de Bachar al-Assad et les rebelles. Plusieurs fois violée, la trêve humanitaire en vigueur depuis vendredi a été prolongée jusqu'à mercredi soir, ont indiqué lundi les Nations unies.

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