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Philippines: assaut de l'armée contre Abou Sayyef qui retient trois otages étrangers

10/02/2014 05:51 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

L'armée philippine a annoncé lundi avoir tué six membres du groupe Abou Sayyaf qui retient trois otages étrangers, un Néerlandais, un Suisse et un Japonais, dans le sud de l'archipel.

L'armée a lancé l'assaut samedi sur un village reculé de l'île de Jolo, près duquel se cachent des dizaines de membres d'Abou Sayyaf, un groupe lié à l'organisation Al-Qaïda.

Les soldats, assistés des forces de police et de milices gouvernementales, ont agi sur des informations transmises par des habitants du secteur, a indiqué à l'AFP le colonel Jose Johriel Cenabre.

Six militants ont été tués et six autres blessés lors de l'assaut qui a duré une quinzaine de minutes, et que le responsable militaire a qualifié de "frappe chirurgicale". Une cinquantaine de rebelles sont parvenus à s'enfuir.

On ignore si les otages étaient avec les rebelles lorsque les combats ont éclaté, a indiqué Jose Johriel Cenabre. "Mais je peux vous assurer que selon nos renseignements, ils sont toujours vivants et gardés sur l'île", a-t-il dit.

Les membres d'Abou Sayyaf ont enlevé en février 2012 deux ornithologues amateurs, le Néerlandais Ewold Horn et le Suisse Lorenzo Vinciguerra, sur l'archipel de Tawi-Tawi, près de Jolo.

Le Japonais Amer Mamaito Katayama est retenu, lui, depuis juillet 2010, date à laquelle il avait été enlevé sur l'île voisine de Pangutaran.

Fondée au début des années 1990, l'organisation Abou Sayaf a commis plusieurs attentats meurtriers, dont l'incendie d'un ferry au large de Manille en février 2004 qui avait fait 116 morts.

Elle est également à l'origine de la prise d'otages le 23 avril 2000 de 21 personnes, dont dix touristes occidentaux, sur l'île malaisienne de Sipadan, libérés contre des millions de dollars.

Abou Sayyaf ne compte plus que quelque 300 membres, selon l'armée philippine, mais survit grâce au soutien de communautés musulmanes dans le sud des Philippines et à l'argent tiré des kidnappings et autres activités criminelles.

Un journaliste jordanien retenu prisonnier dans la jungle par le groupe était parvenu à s'évader en décembre dernier, après 18 mois de détention, tandis qu'un Australien enlevé en 2011 a été libéré en 2013, ses proches ayant versé une rançon selon ses ravisseurs.

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