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L'Iran refuse de négocier sur son programme balistique (responsable)

10/02/2014 02:50 EST | Actualisé 11/04/2014 05:12 EDT

L'Iran refusera de discuter de son programme balistique lors des prochaines négociations sur le nucléaire avec les grandes puissances, a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, cité lundi par les médias iraniens.

"Je dis à (la sous-secrétaire d'Etat américaine Wendy) Sherman et aux autres membres du groupe 5+1 que les questions touchant la défense de l'Iran ne sont pas négociables, et que lors des négociations, en dehors de la question nucléaire, nous ne discuterons pas des autres sujets", a déclaré M. Araghchi.

Selon la presse américaine, Mme Sherman a affirmé la semaine dernière lors d'une audition au Sénat américain que la question du programme balistique de l'Iran serait abordée lors des nouvelles négociations entre l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) qui doivent débuter le 18 février à Vienne.

Après l'entrée en vigueur de l'accord intermédiaire de Genève le 20 janvier, ces nouvelles négociations visent à trouver un accord définitif pour régler la crise du nucléaire iranien. Il s'agit de donner des gages que le programme nucléaire iranien est, comme Téhéran l'affirme, strictement pacifique, et ne dissimule pas, comme l'en accusent les grandes puissances, de volet militaire.

"Tout comme lors des précédentes négociations nous n'avons pas permis que d'autres questions soient abordées, nous ne le permettrons pas non plus dans les négociations à venir car les questions de défense constituent notre ligne rouge", a-t-il ajouté.

L'Iran a développé ces dernières années un programme balistique très important, notamment des missiles d'une portée de 2.000 kilomètres capables d'atteindre Israël, qui inquiètent également les pays occidentaux.

Les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies condamnent le programme balistique de l'Iran.

Les Etats-Unis et les pays européens ont également imposé des sanctions contre les responsables et les sociétés qui développent ce programme.

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