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Le pétrole clôture à New York au-dessus de 100 dollars

10/02/2014 03:07 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

Le pétrole new-yorkais a clôturé lundi au-dessus des 100 dollars pour la première fois de l'année, dans un marché prudent avant une intervention de la présidente de la Banque centrale américaine et anticipant un recul des réserves de brut à Cushing.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars s'est adjugé 18 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 100,06 dollars.

La plupart des investisseurs "s'attendent à une nouvelle forte baisse des stocks à Cushing", a souligné James Williams de WTRG Economics.

Les réserves d'or noir de ce terminal, qui servent de référence aux prix du WTI, avaient gonflé à des niveaux record l'an dernier, pesant sur les cours du pétrole américain.

Mais la mise en route en janvier de la partie sud de l'oléoduc Keystone a permis de décongestionner Cushing en acheminant beaucoup plus de brut jusqu'aux raffineries du golfe du Mexique.

"Cela devrait progressivement permettre au prix du WTI de se rapprocher de celui du Brent", coté à Londres, a commenté James Williams.

La hausse des prix est toutefois restée limitée car la prudence restait de mise à la veille de la première intervention publique de Janet Yellen, la nouvelle présidente de la Banque centrale américaine (Fed), depuis son intronisation officielle le 3 février.

"Le rapport mensuel sur l'emploi vendredi a montré une baisse du taux de chômage mais aussi un faible niveau des créations d'emplois", a rappelé Carl Larry de Oil Outlooks and Opinions. "L'économie semble se stabiliser mais la demande en énergie ne va pas être aussi robuste que ce que l'on aimerait".

Aussi "le marché va(-t-il) scruter ce que Janet Yellen va dire demain, si elle va ou non suggérer un nouveau fléchissement de la politique monétaire actuelle de la Fed, ce qui signifie de l'argent facile pour un peu plus longtemps", a-t-il ajouté. Ces mesures "bénéficient en général aux investissements dans les matières premières".

Les investisseurs surveillent aussi l'évolution de la situation en Libye où, selon Matt Smith de la note d'information pétrolière "The Daily Distillation", la production est revenue à 600.000 barils par jour après les problèmes intervenus récemment sur un oléoduc dans l'ouest du pays.

jum/jt/sam

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