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Le président de France, François Hollande, entreprend une visite aux États-Unis

10/02/2014 06:32 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

CHARLOTTESVILLE, États-Unis - La visite officielle du président français aux États-Unis s'est amorcée lundi avec un séjour dans une résidence de la Virginie construite par l'ancien président francophile Thomas Jefferson.

La venue de François Hollande aux États-Unis vise à démontrer la solidité des liens unissant les deux pays et différents dossiers d'intérêts communs — dont ceux du programme nucléaire iranien, du terrorisme en Afrique et de la guerre civile en Syrie — seront abordés.

M. Hollande et Barack Obama se sont salués sur les marches du Air Force One avant d'embarquer à bord de l'avion pour un court vol entre Washington et Charlottesville, en Virginie.

L'absence d'une compagne aux côtés du président français a été soulignée à grands traits, M. Hollande s'étant récemment séparé de sa conjointe de longue date Valérie Trierweiler. Leur rupture, hautement médiatisée, a causé quelques maux de têtes aux responsables américains en raison des nombreuses règles diplomatiques et protocolaires à respecter dans ce genre d'événement.

Par ailleurs, le séjour du président Hollande à la propriété de Monticello constitue une première pour un dirigeant étranger.

«Monticello illustre l'affection qu'avait (Thomas) Jefferson pour le peuple français, de même que les relations durables entre nos deux démocraties et les valeurs que nous partageons et chérissons: la vie, la liberté et la poursuite du bonheur», a écrit la Maison-Blanche dans un communiqué.

Mardi, les deux présidents livreront une conférence de presse et visiteront le cimetière militaire d'Arlington, en banlieue de Washington, en cette année de 70e anniversaire du débarquement allié en Normandie. Un dîner d'État sera ensuite donné en l'honneur de M. Hollande.

La France est considérée comme le plus ancien allié des États-Unis mais la relation entre les deux pays a été mise à l'épreuve au cours des dernières années, notamment en raison du désaccord profond entre Paris et Washington à propos de la guerre en Irak.

«Il y a dix ans à peine, peu nombreux étaient ceux qui pensaient que nos deux pays allaient travailler ensemble aussi étroitement dans tant de domaines. Mais notre alliance s'est transformée au cours des dernières années», ont écrit les présidents dans les pages des quotidiens Le Monde et Washington Post.

«Nous sommes deux nations souveraines et indépendantes qui prenons nos décisions en nous fondant sur nos intérêts nationaux respectifs. Mais c'est précisément parce que nos intérêts et nos valeurs sont si proches que nous avons été en mesure de faire franchir un nouveau cap à notre alliance.»

Les deux leaders y ajoutent qu'aujourd'hui, après le retour de la France au sein de la structure de commandement de l'OTAN en 2009, «nos intérêts et nos valeurs sont si proches que nous avons été en mesure de faire franchir un nouveau cap à notre alliance».

La rencontre entre François Hollande et Barack Obama survient alors que la popularité des deux présidents est faible au sein de leur propre électorat.

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