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France : nouveau procès dans l'affaire d'un cargo arraisonné en 2008 avec trois tonnes de cocaïne

10/02/2014 09:34 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

Le procès en appel de trafiquants présumés et des membres de l'équipage d'un cargo panaméen, le "Junior", arraisonné en 2008 par la Marine française dans le golfe de Guinée avec plus de trois tonnes de cocaïne à son bord, s'est ouvert lundi en France pour trois semaines.

Le navire avait été intercepté le 7 février 2008 dans l'Atlantique par des commandos de marine français. Ils y avaient trouvé un chargement de 107 caisses contenant chacune 30 kg de cocaïne. Les trafiquants avaient pris livraison de la drogue au large du Brésil et devaient apparemment la décharger en Algérie.

Onze accusés, dont cinq comparaissent détenus et deux sont représentés, sont cités devant une cour d'assises spéciale réunie à Rennes (ouest) et uniquement composée de magistrats professionnels. Le procès doit durer jusqu'au 28 février.

En première instance, le 9 février 2012, sept peines allant de 10 à 25 ans de prison avaient été prononcées à l'encontre de cadres grecs, sierra-léonais et bissau-guinéen du réseau.

Les cinq matelots du "Junior", à l'encontre desquels le parquet avait requis de quatre à sept ans de prison, avaient été acquittés, la cour ayant estimé que ces marins sierra-léonais, très pauvres, avaient agi sous la contrainte de leur employeur.

Le principal enjeu du procès en appel, organisé à l'initiative du parquet général, est le sort d'un Grec, Andrea Tsakiris, un gérant de société de 58 ans, acquitté en première instance faute de charges suffisantes, et qui selon le parquet est en réalité l'un des principaux responsables du réseau. Le ministère public avait requis 25 ans de prison à son encontre en première instance.

Jugé dans son pays, l'armateur grec du navire, Nikolaos Kornilakis, a été pour sa part condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en juillet 2009.

Dans cette affaire, la France avait été condamnée en juin 2013 par la cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg pour garde à vue abusive, après avoir tardé à présenter l'équipage du navire à un juge.

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