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Centrafrique: la mission de la France est que la "sécurité revienne" (Le Drian)

10/02/2014 04:20 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré lundi soir à Brazzaville que Paris veillerait à ce que la "sécurité revienne" en Centrafrique, en proie depuis décembre à de graves violences entre milices chrétienne et musulmane.

"La ligne de la France en Centrafrique est claire (...) sa mission est de faire que la sécurité revienne, que le désarmement (des milices) ait lieu et se fasse de façon impartiale, et que la transition politique puisse se mettre en oeuvre pour que ce pays retrouve enfin un minimum de sécurité et des conditions humanitaires acceptables", a déclaré M. Le Drian.

Il s'exprimait depuis la résidence de l'ambassadeur de France, Jean-François Valette, en présence notamment du ministre congolais de la Défense Charles Richard Mondjo et de l'ambassadrice de la Centrafrique au Congo, Charlotte Fayanga.

"Les Européens, au-delà de l'affirmation politique, seront aussi présents au rendez-vous militaire. Ca va venir rapidement", a affirmé le ministre français, qui doit se rendre mercredi dans la capitale centrafricaine Bangui dans le cadre de sa tournée en Afrique centrale.

"Je sais que ce chemin est difficile (...) mais suis convaincu que la communauté internationale et les pays de la zone [feront] que la Centrafrique puisse retrouver demain une vie normale, un destin", a-t-il souligné.

Le commandant de la force française, Sangaris, en Centrafrique a clairement désigné lundi les miliciens anti-balaka, accusés d'exactions contre les musulmans, comme des "ennemis de la paix" qui seront traités comme des "bandits", face à la persistance de lynchages et de pillages à Bangui et en province.

Jean-Yves Le Drian a entamé dimanche une nouvelle tournée en Afrique centrale axée sur la poursuite de l'action militaire de la France pour stabiliser la Centrafrique et la réorganisation du dispositif français au Sahel. Des points qui devraient figurer au menu des discussions qu'il doit avoir mardi avec le président congolais Denis Sassou Nguesso.

Le ministre avait commencé sa tournée dimanche par le Tchad. Il s'est ensuite rendu lundi au Congo, médiateur de la crise en Centrafrique avant la chute du président François Bozizé.

A Pointe-Noire, capitale économique congolaise, son déplacement "avait pour objet de nous intéresser aux questions de sûreté maritime dans le golfe de Guinée" car il s'agit d'"une situation d'actualité qu'il importe d'anticiper", a déclaré M. Le Drian dans un court entretien à l'AFP.

Mardi, le ministre est attendu à une table-ronde organisée à l'occasion du 25e anniversaire du protocole de Brazzaville, qui avait ouvert la voie à la paix en Afrique australe.

Le lendemain, il se rendra à Bangui, où il rencontrera la présidente Catherine Samba Panza et les autorités de la transition.

Ce sera la troisième fois qu'il se rendra en Centrafrique depuis le début de l'opération Sangaris et le déploiement de 1.600 soldats français.

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