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Armes chimiques syriennes: un troisième chargement évacué de Syrie (ONU)

10/02/2014 10:15 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

Un troisième chargement d'armes chimiques syriennes a été évacué lundi de Syrie à bord d'un cargo norvégien, a annoncé l'ONU.

Selon un communiqué de la mission conjointe ONU-OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques), daté de Lattaquié (ouest de la Syrie), le chargement "se trouve à bord d'un cargo norvégien", qui est escorté par des bâtiments de plusieurs pays (Chine, Danemark, Norvège, Russie). Le Royaume-Uni s'est joint à cette escorte navale dans les eaux internationales.

La mission conjointe "confirme que la destruction de certains agents chimiques a eu lieu sur le territoire syrien, parallèlement à l'évacuation" et elle "salue les progrès réalisés jusqu'ici". Mais elle "encourage (Damas) à accélérer" l'élimination de son arsenal chimique, qui a pris beaucoup de retard.

Le communiqué ne précise pas la taille de ce troisième chargement ni sa nature. Seuls deux chargements d'agents chimiques avaient jusqu'alors quitté la Syrie, les 7 et 27 janvier, via Lattaquié, ce qui représentait moins de 5% du total selon Washington.

Ce sont plus de 700 tonnes d'agents chimiques les plus dangereux qui auraient dû avoir quitté le territoire syrien au 31 décembre, et 500 tonnes supplémentaires d'agents chimiques auraient aussi dû être évacués la semaine dernière mais Damas a manqué cette deuxième échéance.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adressé jeudi dernier un avertissement au régime syrien, lui demandant d'accélérer le mouvement, sans cependant fixer d'ultimatum ni brandir de menace de sanctions au cas où Damas continuerait de ne pas respecter le calendrier.

Celui-ci a été fixé par l'ONU dans une résolution qui prévoit des sanctions, voire un recours à la force militaire, en cas de non-respect. La Syrie doit avoir éliminé toutes ses armes chimiques au 30 juin 2014.

Les armes chimiques les plus dangereuses seront transférées dans le port italien de Gioia Tauro sur un navire américain, le MV Cape Ray, qui transportera ensuite son chargement dans les eaux internationales, pour le détruire par hydrolyse.

avz/bdx

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