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Syrie: reprise des évacuations humanitaires dans la ville de Homs

09/02/2014 09:03 EST | Actualisé 11/04/2014 05:12 EDT

BEYROUTH - Des travailleurs humanitaires syriens ont évacué davantage de civils de la ville assiégée de Homs, dimanche, malgré la poursuite des tirs, ont annoncé des médias d'État, 24 heures après que des convois eurent dû être interrompus lorsque des camions transportant de la nourriture et des fournitures médicales ont été canardés.

Dans le nord du pays, des hélicoptères gouvernementaux ont largué des barils explosifs sur la ville d'Alep, tuant au moins 11 personnes, ont fait savoir des militants.

L'agence de presse officielle SANA a indiqué que 65 personnes avaient été évacuées dimanche après que le Croissant-Rouge syrien fut retourné dans le centre de Homs, en vertu d'une trêve négociée par les Nations unies permettant à certaines personnes de quitter la ville, et autorisant l'entrée de nourriture.

Selon la télévision d'État, des tirs ont résonné dans les zones sous contrôle rebelle alors que des travailleurs humanitaires aidaient des femmes, des enfants et des vieillards à sortir.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a fait savoir que des explosions et des tirs survenus près du lieu de l'évacuation avaient fait des victimes, sans toutefois fournir un bilan complet des victimes.

Les forces loyalistes empêchent depuis plus d'un an le ravitaillement des quartiers de Homs sous contrôle rebelle, affectant durement les centaines de civils qui s'y trouvent toujours.

Le responsable des opérations du Croissant-Rouge, Khaled Erksoussi, a confié à l'Associated Press que l'organisme tenterait d'évacuer autant de civils que possible des régions sous contrôle rebelle avant que la trêve ne prenne fin lundi.

Après une première journée où 83 personnes ont pu être évacuées, la trêve a été violée dès le lendemain, faisant un blessé chez les travailleurs humanitaires et laissant deux camions endommagés. L'identité des attaquants du convoi n'est pas encore connue. Les deux parties se rejettent la responsabilité de l'embuscade.

L'attaque contre le convoi humanitaire a menacé un rare cessez-le-feu dans le cadre de la sanglante guerre civile syrienne faisant rage depuis trois ans, et ce, quelques heures avant la reprise des négociations à Genève.

Le médiateur onusien Lakhdar Brahimi a pressé toutes les parties de venir en aide aux quelque 2500 civils coincés dans la vieille ville de Homs, afin de solidifier le lien de confiance lors des premières rencontres en face à face entre le gouvernement et les rebelles, le mois dernier.

Une deuxième ronde de négociations doit débuter lundi.

Homs fut l'une des premières régions du pays à se soulever contre le pouvoir d'al-Assad en 2011, et a été particulièrement touchée par la guerre. Au cours de la dernière année, le gouvernement a repris le contrôle d'une bonne partie de la ville, à l'exception des quartiers centraux.

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