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Érik Guay doit se contenter de la 10e position de la descente aux Jeux de Sotchi

09/02/2014 04:01 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

KRASNAÏA POLIANA, Russie - Les conditions favorables n'étaient pas réunies pour Érik Guay, dimanche, et il a dû se contenter de la 10e place de la descente masculine des Jeux olympiques de Sotchi.

Meilleur skieur canadien de l'histoire au chapitre des podiums en carrière à la Coupe du monde, soit 21, le skieur de Mont-Tremblant représentait un espoir de médaille pour le Canada. Il a finalement fait pire qu'aux Jeux de Vancouver en 2010, alors qu'il avait terminé cinquième en descente.

Il faut dire que son rang de départ — le 21e — ne l'a pas favorisé, le laissant à 0,81 seconde de la tête. Une luminosité qui empêchait de repérer les imperfections du parcours, ainsi qu'une neige qui devenait de plus en plus collante en bas de parcours, ont gêné bon nombre de skieurs parmi les aspirants, dont le favori Aksel Lund Svindal. Le Norvégien a dû se contenter de la quatrième place, à 0,29 seconde du chrono de deux minutes et 6,23 secondes du vainqueur, l'Autrichien Matthias Mayer.

Mayer, qui n'avait à son palmarès que deux victoires en Coupe du monde jusqu'ici et est présentement 11e au classement de la descente, a été le 11e skieur à prendre le départ.

Un seul des concurrents au-delà de ce rang, pourtant tous des skieurs de premier plan, a réussi à percer le top-3: l'Italien Christof Innerhofer. Plus rapide que Mayer lors des trois premiers intervalles, il a fini deuxième, à 0,06 seconde d'écart, et récolté la médaille.

Le huitième au départ, le Norvégien Kjetil Jansrud, a décroché le bronze, à 0,10 seconde de Mayer. Celui-ci avait le dossard no 11.

«D'après moi, Innerhofer a fait une manche gagnante mais il n'a pas été avantagé par son numéro de départ», a dit Guay de l'Italien, qui a pris le départ un rang devant lui.

Le Québécois de 32 ans a toutefois davantage imputé son mauvais résultat à une méforme relative au chapitre des réflexes, attribuable au fait qu'il a dû ralentir la cadence à l'entraînement depuis trois semaines afin d'épargner son genou. Celui-ci est une préoccupation depuis cet été puisqu'une opération l'a obligé à rater le camp d'entraînement estival de l'équipe canadienne.

«Mon ski n'est pas encore tout à fait là, a reconnu d'emblée Guay. Il y a des sections où ça va super bien, et je gagne même des intervalles, alors je sais que ce n'est pas loin. Mais pour l'instant, j'ai de la misère à faire ça du haut jusqu'en bas. Quand je vais réussir à le faire, je vais être rapide et je vais être dans le coup.»

Ce sera le but lors du super-G masculin de dimanche prochain, alors que Guay aura une deuxième et dernière chance de remporter une médaille olympique en Russie.

Guay aura alors une nouvelle occasion de devenir le premier médaillé olympique canadien chez les hommes depuis Edi Podivinsky à Lillehammer en 1994. Celui-ci avait remporté le bronze en descente, 14 ans après que Steve Podborski eut fait de même en 1980 à Lake Placid. Seules des Canadiennes ont remporté des médailles olympiques d'or ou d'argent au fil des ans.

Trois autres Canadiens ont participé à la descente de dimanche. Benjamin Thomsen, d'Invermere, en Colombie-Britannique, s'est classé 19e en 2:08,00; Jan Hudec, de Calgary, a terminé 21e en 2:08,49; et Manuel Osborne-Paradis, de Vancouver, a dû se contenter du 25e rang, après avoir fait stopper le chrono à 2:09,00.

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