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P.K. Subban aurait voulu être l'homme le plus rapide de la planète

09/02/2014 04:37 EST | Actualisé 10/04/2014 05:12 EDT

P.K. Subban aurait voulu être l'homme le plus rapide de la planète, s'il n'avait pas été un olympien aux Jeux d'hiver.

Personne ne tombera en bas de sa chaise en lisant cela, connaissant la personnalité flamboyante du défenseur du Canadien.

«J'aurais aimé être une supervedette de l'athlétisme, confie-t-il en entrevue. C'est la discipline sportive la plus prestigieuse des Jeux d'été. Si je pouvais être l'homme le plus rapide au monde... Wow! C'est très gros, vous savez.»

On imagine facilement la scène: Subban qui multiplie les «triple low five» avec tout le monde qu'il croise sur la piste, après une victoire au 100 mètres. Il a du Usain Bolt dans le nez, son père étant Jamaïcain comme la mégastar du sprint.

Le plus beau souvenir olympique de Subban est d'ailleurs la victoire du sprinter canadien Donovan Bailey (un autre Jamaïcain d'origine) au 100 mètres des Jeux d'Atlanta, en 1996. Le petit P.K. n'était âgé que de huit ans à l'époque.

À part sprinter, Subban n'aurait pas détesté être un champion nageur, mais pour une raison fort particulière.

«Ces athlètes-là sont dans une forme formidable et ils peuvent manger des crêpes à volonté. J'ai lu quelque part tout ce que Michael Phelps mange en crêpes. C'est colossal, et je ne peux pas m'empêcher de penser aux succulentes crêpes de ma mère. Ce sont les meilleures. Imaginez, je pourrais en manger tant que je veux!»

La déception de Price

Carey Price, l'autre joueur du Canadien au sein d'Équipe-Canada à Sotchi, aurait sûrement rêvé d'être un cavalier si le rodéo figurait au programme des Jeux olympiques d'été. Le grand gardien est un fervent de rodéo dans son patelin d'Anahim Lake, en Colombie-Britannique.

Dans son enfance, à part le hockey, il pratiquait le surf des neiges. Ses parents l'amenaient en faire au Mont Timothy, situé à 45 minutes de la résidence familiale.

«Ce serait 'cool' si je pouvais aller assister aux compétitions de surf des neiges aux Jeux de Sotchi, dit-il. Il y a beaucoup d'athlètes canadiens qui sont de la Colombie-Britannique.»

Ce serait surprenant que Price puisse trouver le temps afin de se rendre en montagne, à Krasnaïa Poliana. Cela voudrait sans doute dire que le Canada a vite été écarté du tournoi de hockey masculin.

Price ne souhaite pas qu'il lui arrive la même chose qu'à ses idoles de jeunesse Patrick Roy et Wayne Gretzky, lors de la première présence des joueurs de la LNH aux Jeux de Nagano en 1998.

«J'ai des souvenirs vifs du tournoi olympique, évoque celui qui était âgé de 10 ans dans le temps. J'étais un grand 'fan' de l'équipe et j'ai été très déçu de son élimination (en demi-finale face aux Tchèques). Mais j'étais fier des joueurs. C'est à ce moment que j'ai compris que la planète regorge de grands joueurs de hockey.»

Des amis devins

Price a conservé un meilleur souvenir du dénouement dramatique de la finale olympique de Vancouver, il y a quatre ans.

«Je suivais le match avec ma famille et des amis à Anahim Lake. Je crois que nous venions juste de revenir d'une partie de pêche sur la glace. On a fêté ça quand 'Sid' (Crosby) a marqué en prolongation.»

Subban raconte qu'il venait de jouer un match dans l'uniforme des Bulldogs de Hamilton, l'équipe-école du Tricolore, cette journée-là.

«J'ai écouté une partie de la rencontre à la radio dans mon auto sur le chemin du retour. Je suis arrivé à temps pour voir le but de Sidney Crosby.

«Le plus drôle, c'est que les amis qui m'accompagnaient me disaient que dans quatre ans je serais avec l'équipe canadienne olympique. Je ne les croyais pas à ce moment-là, mais ils me rappelent leur prédiction depuis ma sélection. Ils disent qu'ils ont fait pression pour qu'on me choisisse.»

À Sotchi, les deux hockeyeurs ont hâte de côtoyer leurs homologues canadiens au village des athlètes. Si Subban est du genre extraverti, Price est facile d'approche.

«J'ai bien hâte d'échanger avec les athlètes, mentionne Price, d'en apprendre davantage sur leur cheminement et tous les sacrifices qu'ils ont faits. Je trouve ça très inspirant, et c'est la raison pour laquelle je me considère choyé de faire partie de la délégation canadienne.»

«Je veux parler à tout le monde, renchérit Subban, en lançant à la blague qu'il tentera de rencontrer les gars de l'équipe jamaïcaine de bobsleigh. Je serai évidemment très concentré sur la tâche à accomplir, mais j'ai bien l'intention de savourer l'expérience au maximum.»

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