NOUVELLES

L'équipe canadienne de la Fed Cup aura l'occasion de vivre une première

09/02/2014 05:42 EST | Actualisé 11/04/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'équipe canadienne de Fed Cup vivra une première en 10 ans en avril prochain quand elle participera aux éliminatoires du Groupe Mondial pour une première fois depuis 2004 et elle n'a pas l'intention de voir son parcours prendre fin dès cette étape.

Elle a obtenu ce privilège en signant une victoire convaincante de 3-1 face à la Serbie, ce week-end au Complexe sportif Claude-Robillard, dans une rencontre du Groupe mondial II.

Menée par Eugenie Bouchard, qui a signé deux écrasantes victoires en simple face aux Serbes, la formation canadienne compte peut-être enfin sur la joueuse de premier plan nécessaire pour s'installer au sein de l'élite de la Fed Cup.

«Eugenie a été fantastique, a déclaré le capitaine de l'équipe canadienne Sylvain Bruneau. C'est sûr que si on regarde son classement, ce qu'elle a fait aux Internationaux d'Australie, on va penser qu'elle va arriver ici et écraser les joueuses, ce qu'elle a fait. Moi je ne m'attendais pas à ça. Bien honnêtement, il y a eu beaucoup d'attention sur elle et je m'attendais à ce que ce soit difficile quand même parce que ses adversaires n'avaient pas de pression contre elle et pour elle c'était l'inverse. Elle démontre vraiment qu'elle a le cran d'une championne.»

Un avis qui est partagé par le capitaine des Serbes Dejan Vranes.

«Bouchard est vraiment une grande joueuse, a-t-il dit après que son équipe eut évité le blanchissage en remportant le match de double. Elle va intégrer le top-10 mondial très bientôt, c'est certain. C'était difficile de jouer contre elle.»

On voit souvent les meilleures joueuses rayer la Fed Cup de leur calendrier en raison des déplacements que cette compétition peut causer. Par exemple, Bouchard est revenue d'Asie pour participer à la compétition à Montréal ce week-end et elle devait se rendre à Doha, au Qatar, afin de jouer son premier match mardi. Toutefois, Bouchard semble avoir une affection particulière pour la Fed Cup et Bruneau ne craint pas la voir délaisser son équipe, du moins pour l'instant.

«Je tiens à souligner que c'est exceptionnel ce qu'elle a fait, a-t-il noté. Elle démontre qu'elle est très patriotique et je crois que c'est important que les gens reconnaissent qu'elle va arriver à Doha et que ce ne sera pas facile. Elle a fait ça pour jouer à la Fed Cup, pour jouer pour son pays.»

L'équipe canadienne tentera en avril prochain de s'installer parmi les huit premières nations au classement de la Fed Cup en vue de la saison 2015, ce qui serait une première depuis l'instauration du nouveau format en 1995. Bruneau a d'ailleurs admis que c'était l'objectif de l'équipe cette saison.

Lors de son dernier passage en éliminatoires du Groupe mondial en 2004, le Canada était menée par de jeunes Stéphanie Dubois et Aleksandra Wozniak, ainsi que Marie-Ève Pelletier et Mélanie Marois. Elles avaient encaissé un revers de 3-2 contre la Suisse.

Cette fois, le défi pourrait à nouveau être de taille, alors que le Canada pourrait retrouver dans son chemin des puissances comme les États-Unis, la Slovaquie, la Pologne et la France.

La troupe de Bruneau connaîtra son adversaire mardi, quand un tirage au sort aura lieu. Il sait très bien que peu importe l'adversaire, l'équipe comptera aussi sur des joueuses de premier plan.

«Ça va être difficile, mais c'est normal, a-t-il admis. Quand on arrive à jouer dans les barrages pour jouer contre les huit meilleures nations au monde, on ne peut pas s'attendre à autre chose. (...) C'est sûr que ça va être une bonne équipe.»

PLUS:pc